Le communiqué officiel publié par la Commission de l’Union africaine (UA) à la suite de l’entretien entre son président, Mahamoud Ali Youssouf, et le ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, à New York, révèle une divergence flagrante avec le compte rendu diffusé par la diplomatie algérienne. Alors que le ministère algérien a explicitement inclus la question du Sahara parmi les dossiers abordés en marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies, le communiqué officiel de l’instance continentale ne fait aucune mention de ce sujet.
Dans sa version des faits, Alger affirmait que la rencontre avait permis d’examiner la situation sécuritaire sur le continent, en citant spécifiquement la région du Sahel, la Libye, le Sahara marocain, le Soudan et le Soudan du Sud. À l’inverse, la Commission de l’UA s’est strictement limitée à faire état d’un échange sur les enjeux de paix et de sécurité au Sahel, saluant au passage le rôle de l’Algérie via sa présence au Conseil de paix et de sécurité de l’organisation.
Cette omission délibérée du dossier du Sahara dans le document de l’UA intervient en plein activisme diplomatique algérien à l’ONU, à l’approche des échéances d’octobre au Conseil de sécurité. Le décalage flagrant entre le récit algérien et la position officielle de l’Union africaine met en lumière les tentatives d’Alger de faire prévaloir son agenda diplomatique, alors même que l’organisation continentale recentre ses priorités sur la stabilité du Sahel et les mécanismes de coopération sécuritaire institutionnels.






