A la sortie de l’ouverture de la session parlementaire par le Roi Mohammed VI, la direction du Parti Authenticité et Modernité (PAM) a réuni ses parlementaires à Rabat sous la présidence de Fatima Ezzahra El Mansouri. Arrivé en tête des législatives du 23 septembre dernier, le parti entame une phase charnière : transformer un succès électoral historique en performance institutionnelle irréprochable, alors que les négociations pour la formation du futur exécutif se poursuivent.
De la célébration à l’exigence de résultats
Rappelant les 18 ans de parcours du PAM, Fatima Ezzahra El Mansouri a sommé députés et conseillers d’abandonner l’euphorie de la victoire pour embrasser pleinement la rigueur du travail parlementaire. Pour la coordonnatrice nationale, le nombre de sièges ne vaut que par la capacité à honorer les engagements pris devant les citoyens. Appelant à une discipline stricte et à un travail de fond au sein des commissions, elle a fixé le cap : accompagner activement l’action gouvernementale tout en exerçant un contrôle rigoureux des politiques publiques, dans le respect des grands chantiers royaux (régionalisation avancée, déconcentration et diplomatie parallèle).
Négociations apaisées et féminisation record
Sur le volet exécutif, Mme El Mansouri a indiqué que les consultations pour former les alliances gouvernementales se déroulent « dans le calme », avec l’ambition de présenter au Souverain une équipe politique solide, cohérente et adossée à une majorité parlementaire engagée.
Le PAM met également en avant la forte féminisation de ses rangs, comptant 17 députées, dont sept élues dans des circonscriptions locales. Saluant ce qu’elle qualifie de « décision audacieuse » du Roi Mohammed VI avec la nomination d’une femme à la tête du gouvernement, la dirigeante a insisté sur le fait que la présence des femmes au Parlement doit dépasser le simple quota numérique pour devenir un véritable levier d’influence dans la décision publique.





