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Maroc : l’architecture de la coalition El Mansouri prend forme, le dénouement imminents

Les négociations menées par la Cheffe du gouvernement désignée, Fatima Ezzahra El Mansouri, touchent à leur fin. Selon une source interne au Parti Authenticité et Modernité (PAM), le contour de la future majorité s’est nettement précisé et l’annonce officielle de la nouvelle équipe gouvernementale n’est plus qu’une question de jours.
Sauf rebondissement de dernière minute, l’exécutif en constitution reposera sur un socle à cinq branches : le PAM, le Parti de l’Istiqlal, le Mouvement Populaire (MP), l’Union Socialiste des Forces Populaires (USFP) et le Parti du Progrès et du Socialisme (PPS). Les discussions se concentrent désormais sur l’architecture des ministères et la répartition exacte des portefeuilles.
Une majorité confortable de 236 sièges
Sur le papier, cette formule offre une assise parlementaire solide. Issue des urnes après le scrutin législatif du 23 septembre dernier, la coalition rassemble 97 sièges pour le PAM, 65 pour l’Istiqlal, 29 pour le MP, 26 pour l’USFP et 19 pour le PPS. Avec un total cumulé de 236 députés sur 395, la future alliance dépasse largement le seuil requis de la majorité absolue (198 sièges) à la Chambre des représentants.
Cette configuration confirme le scénario privilégié dès le premier tour des consultations : faire renaître une alliance s’appuyant sur les composantes de la « Koutla » historique (Istiqlal, USFP, PPS), complétée par l’apport stratégique du Mouvement Populaire autour du pivot PAM.
Entre refus de l’opposition et ouvertures stratégiques
Le paysage politique s’est clarifié avec le positionnement tranché du Parti de la Justice et du Développement (PJD, 54 sièges) et de l’Alliance de la Gauche, qui ont choisi d’incarner l’opposition. Cette mise en retrait a laissé toute latitude à Fatima Ezzahra El Mansouri pour composer son attelage sans pression d’urgence arithmétique.
Après des échanges décisifs avec Nizar Baraka (Istiqlal) pour poser les bases du programme prioritaire, les signaux se sont enchaînés. À la sortie de son entretien avec la Cheffe du gouvernement désignée, le patron du PPS, Nabil Benabdallah, a salué une « grande convergence de vues », validée dans la foulée par son comité central pour ouvrir la voie à une entrée au gouvernement. De même, la réception récente de Mohamed Ouzzine (MP) a marqué le passage des simples prises de contact à la finalisation du pacte de coalition.
Les portefeuilles au cœur du sprint final
Pour la direction du PAM, l’heure n’est plus à discuter du périmètre de la majorité, mais aux détails opérationnels : calage de l’organigramme ministériel, arbitrage des portefeuilles entre alliés et rédaction finale de la déclaration gouvernementale qui sera soumise au vote du Parlement.
En passe de réussir son pari, Fatima Ezzahra El Mansouri aborde ce sprint final avec une marge de manœuvre confortable, prête à présenter une coalition qui se veut durable et taillée pour les grands chantiers de la législature.

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