Ce mercredi 30 septembre, les tractations en vue de la formation du prochain gouvernement, orchestrées par la cheffe de l’exécutif désignée Fatima Zahra Mansouri, entrent dans le vif du sujet. Un agenda préliminaire a été déployé pour baliser une série de réunions avec plusieurs formations politiques de premier plan. En revanche, l’absence notable du Parti de la justice et du développement (PJD) de cette liste officielle sème le doute sur son rôle dans la future architecture gouvernementale.
Selon le calendrier de la journée, les entretiens ont débuté à 15h00 au siège central du Parti Authenticité et Modernité (PAM) à Agdal, par une rencontre avec le Mouvement populaire (MP). Ils se poursuivent à 16h30 avec l’Union socialiste des forces populaires (USFP), avant de s’achever à 18h30 par un échange avec le Parti du progrès et du socialisme (PPS).
Le mystère de l’absence pjdiste
Alors que trois partis ont d’ores et déjà intégré cette première étape des négociations, le PJD, emmené par Abdelilah Benkirane, brille par son omission. Cette mise à l’écart – ou simple report – alimente toutes les spéculations dans les cercles politiques. S’agit-il d’un décalage temporaire dans le calendrier des rencontres, ou les consultations préliminaires s’orientent-elles délibérément vers une autre direction ?
À l’heure où les contacts s’accélèrent pour dessiner les contours de la prochaine majorité, le silence observé autour de la formation islamiste laisse planer le doute. La nature de sa position, ou de son éventuelle implication dans le processus de transition, devra s’éclaircir dans les prochains jours, alors que les tractations battent leur plein.






