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Droits de l’Homme: une ONG appelle à la protection des populations de Tindouf

L’ONG Promotion du Développement Économique et Social (PDES) a plaidé, mardi à Genève, pour un “processus crédible et sensible aux impératifs de protection” en matière d’enregistrement et de documentation des personnes vivant dans les camps de Tindouf, dans le sud-ouest de l’Algérie, tout en poursuivant les efforts humanitaires déployés par les Nations Unies et leurs partenaires.

Dans une déclaration prononcée au nom de l’organisation, lors du débat général de la 63e session du Conseil des droits de l’Homme (CDH), Aicha Duihi a salué “la poursuite des efforts humanitaires déployés par les Nations Unies et leurs partenaires dans les camps de Tindouf”, relevant que tant le Plan de réponse 2026-2027 que la nouvelle Stratégie pour l’éducation 2026-2030 confirment que l’alimentation, la santé, l’eau, l’éducation et la protection demeurent des priorités essentielles.

Intervenant au titre du point 4 de l’ordre du jour de la session portant sur les situations relatives aux droits de l’homme qui requièrent l’attention du Conseil, Mme Duihi a, toutefois, souligné que “le caractère prolongé de cette situation nous oblige à aller au-delà de la seule réponse aux besoins immédiats”.

Se référant aux rapports du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), Mme Duihi a relevé “la persistance d’une lacune en matière d’enregistrement officiel des réfugiés dans les camps de Tindouf”, ajoutant que les résidents continuent de détenir des documents personnels délivrés uniquement par un centre d’identification des camps.

“Du point de vue de la protection, il ne s’agit pas simplement de disposer d’un document”, a-t-elle affirmé, mais de “garantir l’existence d’un système fiable permettant d’identifier les personnes et leurs besoins, de renforcer leur accès aux droits et aux services, de favoriser leur protection contre les risques de violations et de disposer d’une base plus précise pour la réponse humanitaire et la protection à long terme”.

Elle a insisté sur l’importance particulière de cette question lorsque “le déplacement se prolonge et que ses conséquences se transmettent d’une génération à l’autre”.

Rappelant également que le Comité des droits de l’homme avait, par le passé, exprimé des préoccupations concernant l’accès à des recours effectifs pour les personnes résidant dans les camps de Tindouf, la militante des droits de l’homme a estimé que “ces observations demeurent pertinentes dans le débat sur la protection”, tout en soulignant la nécessité de tenir compte de leur contexte temporel.

Dans ce contexte, Mme Duihi a appelé à trois mesures concrètes, dont, en premier lieu, le renforcement de la coopération entre les autorités du pays hôte et le HCR en vue d’un processus “crédible et sensible aux impératifs de protection” en matière d’enregistrement et de documentation, avec des garanties appropriées pour la protection des données personnelles.

Elle a également appelé à renforcer les mécanismes accessibles de plainte, d’orientation et de recours pour les résidents, notamment les femmes, les enfants et les personnes handicapées, et à soutenir une collecte régulière et transparente d’informations relatives aux droits de l’homme, grâce à un accès indépendant chaque fois que possible.

Mme Duihi a, en outre, préconisé de poursuivre l’assistance humanitaire tout en soutenant des voies permettant de réduire la dépendance à long terme à l’aide et de préserver les solutions durables, notamment “le retour volontaire, sûr, digne et durable lorsque les conditions le permettent”.

MAP

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