Sous le feu des critiques, le président de la FIFA, Gianni Infantino, a réuni ce mercredi plusieurs hauts responsables de l’instance au siège africain de l’organisation, situé au Complexe Mohammed VI de football à Salé. Organisée à huis clos et sans communication officielle à son issue, cette rencontre intervient après le retrait brutal, dans la nuit du 31 juillet au 1er août, d’une réforme controversée visant à privatiser la gestion des activités commerciales et des Coupes du monde via une entité baptisée FIFA Forward Enterprise.
Face à la fronde menée par l’UEFA — qui menaçait de boycotter les prochaines Coupes du monde — et aux réserves exprimées par des figures internes comme Arsène Wenger, le projet a été définitivement abandonné. Cette crise a provoqué la démission du conseiller principal du président, Carlos Cordeiro, tandis que le secrétaire général, Mattias Grafström, a déploré dans une note interne des événements « tristes et condamnables ».
Alors que la Concacaf réclame une révision globale de la gouvernance et que l’UEFA affirme avoir « perdu confiance » en son dirigeant, la contestation gagne le terrain électoral. Bien qu’il soit pour l’instant le seul candidat à sa succession pour le scrutin de mars 2027 prévu à Rabat, Gianni Infantino a déjà perdu le soutien officiel de plusieurs fédérations, dont la Finlande, le Pays de Galles, la Serbie et la Suède.
Sa présence au Maroc s’inscrit dans un contexte symbolique fort : le Royaume, coorganisateur du Mondial 2030, abrite le siège continental de la FIFA et avait déjà accueilli le dirigeant la semaine dernière lors des célébrations de la Fête du Trône.






