C’est une page qui se tourne au Parlement. Le groupe de la Justice sociale a officialisé sa décision de mettre un terme à son alliance avec le Rassemblement national des indépendants (RNI). Un divorce à l’amiable qui marque le retour du groupe à une action parlementaire totalement indépendante, conformément à l’article 82 du règlement intérieur de la Chambre des conseillers.
La décision a été notifiée au président de l’institution juste après l’ouverture de l’année législative, avant d’être actée et publiée au Bulletin officiel (n° 7352).
Le pari de la clarté politique
Piloté par le conseiller Mustapha Dahmani, le groupe de la Justice sociale justifie ce rétropédalage par un impératif de « clarté politique » au sein de l’hémicycle. Pour autant, pas question de renier le passé : les deux formations dressent un bilan flatteur de leur union.
Selon le groupe, cette fusion aura été une « opportunité exemplaire » pour d’accroître leur poids politique, de dynamiser le travail législatif et le contrôle gouvernemental, tout en servant les grandes causes nationales et l’ancrage démocratique.
Remerciements et nouveau chapitre
Avant de reprendre sa route en solo, la Justice sociale a tenu à saluer chaleureusement ses anciens partenaires. Un coup de chapeau particulier a été adressé au président du groupe RNI, Mohammed El Bakkouri, au directeur Mohammed Yacoubi, ainsi qu’à l’ensemble des élus et des équipes administratives, louant « l’esprit de coopération et d’harmonie » qui a prévalu durant toute cette période de partenariat.
Ce retour à l’indépendance ouvre désormais une nouvelle séquence pour le groupe de la Justice sociale, bien décidé à faire entendre sa voix propre au sein de la deuxième chambre.






