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Hémicycle vide à Rabat : Le grand plongeon de l’absentéisme parlementaire

La séance des questions orales à la Chambre des représentants, tenue ce lundi 25 mai 2026, a offert un nouveau spectacle qui illustre la crise de l’absentéisme chronique sous l’hémicycle. La salle est apparue quasi vide, avec une présence n’excédant pas cinquante députés sur les 395 parlementaires, alors même que des dossiers cruciaux liés aux transports, au pouvoir d’achat et aux infrastructures étaient à l’ordre du jour.

Cette séance, dédiée à l’interpellation du ministre du Transport et de la Logistique sur des questions vitales touchant le quotidien des Marocains, a révélé une fois de plus le fossé entre les attentes des citoyens et l’engagement de nombreux élus. Beaucoup d’entre eux ont en effet préféré briller par leur absence lors de l’un des mécanismes de contrôle les plus importants que la Constitution accorde au Parlement pour demander des comptes au gouvernement et l’interroger sur les dysfonctionnements des secteurs publics.

Malgré la programmation de huit questions portant sur le transport ferroviaire, la qualité des services des trains, la stratégie aéroportuaire à l’horizon 2030, ainsi que sur les problèmes du transport scolaire, la hausse des tarifs des transports saisonniers et l’exclusion de certains professionnels des subventions, ce sont les sièges vides qui ont dominé la scène. Une image qui a suscité une large vague d’indignation parmi les observateurs de la vie parlementaire.

Les analystes estiment que la persistance de cet « absentéisme collectif » vide l’institution législative de son véritable rôle. Cela transforme les séances d’interpellation en rendez-vous purement formels qui ne reflètent pas l’ampleur des défis économiques et sociaux auxquels font face les citoyens, particulièrement dans un contexte marqué par la montée des revendications pour l’amélioration des services publics et la garantie de l’équité territoriale dans le secteur des transports.
De plus, les observateurs considèrent que la répétition de ce spectacle nuit gravement à l’image du Parlement. Elle soulève de réelles interrogations sur le degré de respect, par certains députés, des engagements pour lesquels ils ont été élus, d’autant plus que la présence au sein de l’institution législative n’est plus perçue par beaucoup que comme un devoir occasionnel, contrastant avec une absence quasi permanente lors de séances censées être des espaces de débat sérieux et d’application du principe de corrélation entre responsabilité et reddition des comptes.

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