Le Parti Socialiste Unifié (PSU) met fin aux tensions internes. Le bureau politique de la formation de gauche a officiellement confirmé l’investiture de son ancienne secrétaire générale, Nabila Mounib, comme tête de liste dans la circonscription stratégique d’Anfa à Casablanca pour les législatives du 23 septembre prochain.
Cette officialisation vient clore un vif débat organisationnel qui agitait les bases locales du parti depuis plusieurs semaines. Les militants d’Anfa défendaient la candidature d’Abdellah Abaâqil, personnalité issue du terrain local, et dénonçaient un arbitrage arbitraire de l’état-major central. La direction a quant à elle balayé ces critiques, affirmant que la désignation de Mme Mounib s’est faite dans le strict respect des statuts et procédures internes du PSU.
En saisissant le Conseil national — l’instance décisionnelle suprême du parti —, la direction du PSU a verrouillé l’investiture et entériné la suprématie des arbitrages centraux sur les arbitrages locaux, une dynamique récurrente dans les partis de gauche lors d’échéances nationales.
Figure de proue de la gauche marocaine, Nabila Mounib ne s’engage pas dans une simple bataille de routine. Sa candidature dans le fief d’Anfa, poids lourd de la carte électorale casablancaise, s’apparente à un véritable pari politique pour le PSU. Les regards se tournent désormais vers le terrain, où la candidate devra fédérer ses bases avant d’affronter une rude concurrence multipartite.






