À l’approche du scrutin législatif du 23 septembre 2026, la scène politique nationale s’inscrit dans un contexte marqué par des enjeux socio-économiques majeurs et des tensions au sein des formations politiques sortantes.
Dans une analyse accordée à l’émission « Le vote… la voie possible du Maroc » sur le média en ligne Belpresse, le politologue Miloud Belcadi est revenu sur les facteurs structurels et conjoncturels qui entourent ce rendez-vous électoral.
Un contexte multidimensionnel
L’échéance du 23 septembre intervient dans une conjoncture complexe :
Niveau national : Les attentes citoyennes restent fortes face aux pressions économiques (notamment la charge financière de la rentrée scolaire) et aux exigences de gouvernance et d’éthique dans la gestion publique.
Niveau international et régional : Le scrutin se déroule dans un environnement géopolitique régional évolutif et un contexte mondial caractérisé par une instabilité des flux économiques.
Transformation de l’électorat et tensions de la majorité sortante
L’analyse souligne également l’émergence d’un nouvel électorat, qualifié de « génération numérique », plus enclin à la comparaison immédiate des bilans politiques et à l’évaluation critique des programmes.
Parallèlement, les récents échanges polemiques entre formations ayant appartenu à la même coalition gouvernementale illustrent une détérioration du débat public, au détriment des problématiques quotidiennes des électeurs.
En conclusion, la capacité des partis politiques à remobiliser le corps électoral et à garantir un taux de participation significatif demeure l’élément déterminant pour assurer la représentativité et la stabilité des futures institutions exécutives et législatives.






