Les accusations d’espionnage formulées par le Mouvement Populaire (MP) prennent un tournant judiciaire majeur à neuf jours des législatives du 23 septembre. Le procureur général du Roi près la Cour d’appel de Casablanca a ordonné, ce lundi 14 septembre 2026, l’ouverture d’une enquête judiciaire afin de vérifier la véracité des déclarations de Mohamed Ouzzine, secrétaire général de la formation de l’opposition.
Dans un communiqué officiel publié dans la journée, le ministère public indique avoir confié l’ensemble des investigations à la Brigade Nationale de la Police Judiciaire (BNPJ). Cette intervention fait suite à la diffusion virale d’une séquence vidéo enregistrée lors d’un meeting politique, dans laquelle le chef du MP affirme que son parti fait l’objet de manœuvres d’infiltration informatique et d’écoute clandestine ciblant les téléphones portables de ses dirigeants. Le parquet précise agir dans le cadre de ses prérogatives légales pour veiller à la stricte application de la loi et garantir le bon déroulement du processus électoral. Les enquêtes de la BNPJ viseront à établir la réalité matérielle de ces allégations avant d’engager, le cas échéant, les poursuites appropriées.
À l’origine de cette procédure, une prise de parole virulente de Mohamed Ouzzine tenue le dimanche 13 septembre lors d’un rassemblement partisan à Berrechid. Le patron du Mouvement Populaire y a dénoncé des attaques systématiques menées par des parties non identifiées, reprochant à ses adversaires de substituer le piratage et l’espionnage téléphonique au débat d’idées et à la confrontation des programmes. Malgré ces dénonciations, le responsable politique a assuré que ces tentatives d’intimidation ne détourneraient pas son parti de son engagement auprès des électeurs. L’auto-saisine rapide de la justice contraint désormais la direction du Mouvement Populaire à apporter les preuves techniques de ses accusations devant les enquêteurs.






