L’administration américaine a annoncé, le mercredi 7 janvier 2026, le retrait des États-Unis d’environ 66 organisations internationales, parmi lesquelles près d’une trentaine d’entités relevant du système des Nations unies. Washington justifie cette décision par le caractère jugé « inefficace », « coûteux » ou poursuivant des « objectifs contraires aux intérêts américains » de ces organisations.
Cette mesure fait suite à une révision menée par l’administration du président Donald Trump visant à évaluer la pertinence et l’impact de la participation américaine aux instances internationales, selon un communiqué du Département d’État.
Les autorités américaines estiment que ces institutions sont « redondantes, mal gérées, onéreuses et inefficaces », ou qu’elles sont influencées par des acteurs défendant des intérêts incompatibles avec ceux des États-Unis.
Près de la moitié des organisations concernées relèvent du système des Nations unies. Les États-Unis se retireront notamment du Département des affaires économiques et sociales, du Conseil économique et social, du Mécanisme international résiduel des tribunaux pénaux, ainsi que des bureaux des représentants spéciaux du Secrétaire général chargés des enfants dans les conflits armés et de la lutte contre la violence faite aux enfants.
Washington a également annoncé son retrait de l’Alliance des civilisations, d’ONU Femmes, de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, ainsi que du Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP).
En dehors du cadre onusien, les États-Unis mettront fin à leur participation à plusieurs plateformes multilatérales, dont la Commission de coopération environnementale, l’Alliance pour la liberté sur Internet, le Forum mondial de lutte contre le terrorisme et le Forum mondial sur la migration et le développement.
La liste inclut également le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), l’Organisation internationale de droit du développement et l’Institut international pour la démocratie et l’assistance électorale.
Dans son communiqué, le Département d’État a affirmé que « l’époque où des milliards de dollars de fonds publics américains étaient consacrés à des intérêts étrangers au détriment du peuple américain est révolue ».
La diplomatie américaine considère par ailleurs que le cadre initial de la coopération internationale s’est transformé en une « vaste architecture de gouvernance mondiale » dominée par une idéologie « progressiste » et « mondialiste », accusant ces organisations de chercher à « restreindre la souveraineté des États-Unis ».






