Le Hamas participera mercredi en Egypte à une nouvelle série de discussions visant à mettre en oeuvre le fragile accord de cessez-le-feu avec Israël à Gaza, ont indiqué lundi à l’AFP des responsables du mouvement islamiste palestinien.
Selon ces responsables, la délégation conduite par Khalil al-Hayya, négociateur en chef, doit arriver mardi au Caire avec des représentants d’autres mouvements palestiniens en vue de discussions prévues à El Alamein (nord).
Les médiateurs qataris et turcs, qui seront sur place, ont présenté « une nouvelle proposition amendée, (…) acceptable » pour le Hamas et Israël, a déclaré l’un des responsables du mouvement à l’AFP.
« Le Hamas estime qu’une percée est possible si Israël ne crée pas de nouveaux obstacles et s’il existe une volonté israélienne de parvenir à une solution », a-t-il ajouté.
La semaine dernière, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait toutefois déclaré avoir ordonné à l’armée de prendre le contrôle de 70% de la bande de Gaza, faisant fi des termes du cessez-le-feu.
Le territoire palestinien reste le théâtre de violences, avec des frappes israéliennes quasi quotidiennes.
Israël et le Hamas s’accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu entré en vigueur en octobre, deux ans après la guerre déclenchée le 7 octobre 2023 par l’attaque sans précédent de l’organisation islamiste contre Israël.
La première phase a vu la libération des derniers otages de Gaza enlevés par le Hamas, en échange de Palestiniens détenus par Israël.
Mais le passage à la deuxième phase, devant se traduire par le désarmement du Hamas et un retrait progressif de l’armée israélienne, apparaît complètement grippé.
« Les mouvements de la résistance n’accepteront pas un désarmement selon les conditions imposées par l’occupation », a rappelé lundi à l’AFP un autre responsable du Hamas.
Le mouvement a plusieurs fois déclaré ne pas être opposé à rendre une partie de son arsenal, mais uniquement dans le cadre d’un processus politique palestinien.
Son ancien numéro un, Khaled Mechaal, a aussi évoqué un « gel » ou un « stockage » des armes, mais aucune de ces options n’est acceptable pour Israël.
Selon le second responsable du Hamas interrogé, une délégation doit également rencontrer en Egypte Nikolaï Mladenov, haut représentant pour Gaza au Conseil de la paix créé par le président américain Donald Trump.
Les discussions porteront sur le transfert de la gestion de Gaza à une entité palestinienne et la reconstruction du territoire dévasté.
Plus tôt en mai, M. Mladenov avait expliqué que le Hamas ne devait pas nécessairement « disparaître » mais désarmer, afin d’amorcer la création d’une autorité de transition.
Lier ces deux idées est un « chantage politique sans rapport avec les dispositions de l’accord » de trêve, a commenté Oussama Hamdane, membre du bureau politique, dans un communiqué.
AFP






