Plus de 1 200 migrants qui séjournaient dans un campement installé sur la plage du Trampolín, à Ceuta, ont choisi de retourner volontairement au Maroc après l’évacuation du site par les autorités les dimanche 4 et lundi 5 octobre 2026, rapportent des médias espagnols. Parmi eux figurent des personnes arrivées dans la ville lors de l’afflux massif de migrants enregistré à la fin du mois de juillet 2026.
Des sources policières citées par l’agence espagnole EFE indiquent qu’un grand nombre de personnes installées dans ce campement ont choisi de ne pas passer par le Centre d’accueil temporaire pour étrangers (CATE), où les migrants sont soumis à des procédures visant notamment à déterminer s’ils remplissent les conditions pour solliciter l’asile.
Ils ont préféré regagner leur pays d’origine après avoir passé plus de deux mois à Ceuta en situation irrégulière.
Le plus grand nombre de retours volontaires a été enregistré dimanche 4 octobre, avec un nombre de départs supérieur à celui constaté lundi 5 octobre.
Selon les mêmes sources, cette situation rappelle celle observée quelques jours auparavant, lorsque plus de 150 migrants installés sur la plage de Benítez avaient choisi de retourner au Maroc plutôt que de se soumettre aux procédures administratives. Ils avaient reconnu ne pas disposer de motifs justifiant une demande de protection internationale, condition nécessaire à leur transfert vers les structures d’accueil relevant du gouvernement.
La police nationale espagnole avait lancé, dimanche 4 octobre, une opération d’évacuation et de démantèlement du campement installé sur la plage du Trampolín. Celui-ci abritait plus de 3 000 migrants, sur les quelque 80 000 personnes ayant franchi la frontière vers Ceuta lors de l’afflux massif enregistré à la fin du mois de juillet 2026.
Le même jour, au moins 300 migrants transférés vers le Centre d’accueil temporaire pour étrangers avaient refusé de se soumettre aux procédures d’identification et demandé à retourner volontairement dans leur pays d’origine.






