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Parlement : L’Istiqlal soutient le programme El Mansouri et met en garde contre les spéculateurs

Le groupe istiqlalien de l’unité et de l’égalitarisme à la Chambre des représentants a renouvelé son soutien aux orientations sociales et économiques contenues dans le programme gouvernemental présenté par la cheffe du gouvernement, Fatima Ezzahra El Mansouri.

Pour le parti, l’amélioration des conditions de vie des familles, le renforcement de la protection sociale et l’allègement des charges supportées par les citoyens figurent parmi les principaux défis de la nouvelle étape politique.

Lors de la séance plénière consacrée à la discussion du programme gouvernemental, le président du groupe istiqlalien, Rahhal El Makkaoui, a mis en avant plusieurs mesures jugées importantes par sa formation. Il a notamment cité la hausse progressive de l’aide sociale directe de 500 à 1.000 dirhams, le relèvement du montant minimum des principales pensions à 3.000 dirhams par mois, ainsi que la révision de la pression fiscale pesant sur les salariés et la classe moyenne.

Selon lui, ces mesures pourraient contribuer à améliorer le revenu disponible des ménages et à renforcer leur capacité à faire face au coût de la vie.

Rahhal El Makkaoui a également estimé que plusieurs priorités du programme gouvernemental rejoignent les propositions défendues par l’Istiqlal durant la campagne électorale, notamment en matière de préservation du pouvoir d’achat, de lutte contre la corruption, la rente et les conflits d’intérêts, d’amélioration des services publics et de consolidation de la souveraineté stratégique du Royaume dans les secteurs essentiels. Le groupe istiqlalien est toutefois revenu sur les limites de la précédente expérience gouvernementale.

Selon lui, la hausse continue des prix, la progression de la spéculation et les dysfonctionnements de la concurrence ont fortement pesé sur le pouvoir d’achat des citoyens malgré les importants moyens financiers mobilisés.

Le groupe a évoqué à ce titre près de 280 milliards de dirhams consacrés, selon les chiffres qu’il a présentés, à différentes mesures comprenant des augmentations de salaires, des dispositifs d’aide directe aux ménages et des mécanismes de soutien au logement. Mais pour les députés de l’Istiqlal, l’ampleur de ces financements ne s’est pas traduite avec la même intensité dans le quotidien des citoyens.

Ils pointent notamment les dysfonctionnements des circuits de distribution, la montée en puissance des spéculateurs et l’influence de certains réseaux d’intérêts, autant de facteurs qui auraient limité l’impact des mesures sociales et financières. Cette situation pose, selon le groupe, la question de l’efficacité même des politiques publiques et de leur capacité à garantir que les aides et les mesures décidées atteignent réellement les populations auxquelles elles sont destinées.

Pour l’Istiqlal, la réponse ne peut donc pas se limiter à injecter davantage de ressources publiques ou à multiplier les hausses de salaires et de pensions. Le parti appelle également à s’attaquer aux dysfonctionnements qui affectent la formation des prix et la concurrence, tout en renforçant les mécanismes de contrôle des marchés.

L’objectif affiché est de faire en sorte que les mesures sociales produisent un effet réellement perceptible sur le pouvoir d’achat et permettent, en particulier, de consolider la place de la classe moyenne dans l’équilibre social.

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