À l’approche des élections législatives du mercredi 23 septembre 2026, le ministère de l’Intérieur réactive le dispositif du vote par procuration destiné aux Marocains résidant à l’étranger (MRE). Plus qu’une simple formalité administrative, ce mécanisme s’impose comme un enjeu majeur pour l’inclusion politique de la communauté marocaine établie hors des frontières.
Une procédure numérique ouverte jusqu’au 22 septembre
Ouverte depuis le lundi 24 août 2026, la plateforme électronique dédiée permet aux MRE de mandater un électeur résidant au Maroc pour voter en leur nom. L’opération restera accessible jusqu’au mardi 22 septembre à 12h00 (midi), soit 24 heures avant l’ouverture des bureaux de vote.
• Modalité pratique : Il ne s’agit pas d’un vote électronique à distance, mais d’une délégation de mandat. La plateforme sécurise la validation administrative, tandis que l’acte de vote s’effectue physiquement dans les urnes au Maroc par le mandataire désigné.
• Condition légale : Le mandataire doit obligatoirement être inscrit sur la liste électorale générale d’une commune ou d’un arrondissement du Royaume, conformément à l’article 17 de la Constitution de 2011 et à la loi organique n° 27.11 relative à la Chambre des représentants.
Les étapes clés pour valider la procuration :
1. Renseigner avec précision les identités du mandant et du mandataire sur la plateforme.
2. Télécharger et valider personnellement la procuration.
3. Transmettre le document d’habilitation au mandataire désigné au Maroc (par voie électronique ou postale).
Réduire la distance pour favoriser la participation
Pour de nombreux MRE, les coûts financiers et les contraintes professionnelles rendent difficile un déplacement physique le jour du scrutin. Le vote par procuration permet d’outrepasser ces obstacles géographiques.
Cependant, l’efficacité de ce levier repose sur la responsabilité individuelle : confier son mandat implique une entière confiance dans le respect du choix politique exprimé par le mandataire.
Un test d’inclusion pour le système électoral
À quelques semaines du vote, la capacité à mobiliser la diaspora représente un enjeu capital pour l’ensemble de la classe politique, en particulier dans les circonscriptions où les écarts de voix s’annoncent serrés. Le succès du dispositif dépendra largement de la clarté des campagnes de sensibilisation menées jusqu’au 22 septembre.






