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L’ancien ministre français, Brice Hortefeux, alerte sur des « liens possibles » entre le Front Polisario et des groupes terroristes

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L’eurodéputé et ancien ministre français de l’Intérieur, Brice Hortefeux, a alerté la Commission européenne, dans une question écrite qu’il lui a récemment adressée, sur de « possibles liens » entre le polisario et des groupes terroristes, lui demandant si elle comptait prendre des mesures préventives pour éviter “une collaboration potentielle”.

Dans une question écrite n° E-003923/2022 adressée à la Commission européenne, l’ex ministre français et député européen, Brice Hortefeux, a souligné que “la situation dans la région du Sahel et du Sahara s’est considérablement aggravée ces dernières années et constitue désormais une menace sur la stabilité régionale et internationale”, assurant que “la région est confrontée à une augmentation alarmante des armes illicites, de la contrebande et du terrorisme”.

L’eurodéputé a également indiqué que “le manque de contrôle dans les zones sous contrôle du Polisario seraient exploités par de nombreux groupes illégaux”, en affirmant qu’il y a “des indications que le Polisario, qui contrôle certaines zones interdites, est de mèche avec des groupes terroristes, leur fournissant des armes et un soutien logistique, y compris du carburant”.

Selon Hortefeux, les liens présumés entre le Polisario et des groupes terroristes ne sont pas nouveaux. Il s’appuie sur le fait que le fondateur de l’État islamique dans le Grand Sahara (EIGS), Abou Walid al-Sahraoui, « neutralisé » par une frappe des forces françaises dans la forêt de Dangarous en août 2021, faisait partie des combattants de l’armée populaire de libération sahraoui, la branche armée du Front Polisario.

L’ancien ministre français a exprimé son inquiétude face aux sommes importantes que l’Union européenne verse aux camps sahraouis “contrôlés par le Polisario”. En ce sens, il demande à la Commission si elle a l’intention d’auditer le financement accordé à ces camps sahraouis pour s’assurer qu’il n’est utilisé qu’à des fins humanitaires et s’interroge sur les mesures qu’elle compte prendre pour empêcher une éventuelle collaboration entre la milice et les groupes terroristes.

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