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L’Alliance de la gauche refuse de tenir les consultations gouvernementales au siège du PAM

L’Alliance de la gauche ne participera finalement pas à la rencontre annoncée avec Fatima Ezzahra El Mansouri, Cheffe du gouvernement désignée, qui devait se tenir vendredi 2 octobre au siège du Parti Authenticité et Modernité (PAM) à Rabat. En cause : non pas le principe des consultations gouvernementales, mais le choix du lieu retenu pour les mener.

Youssef Chaoui, membre du bureau politique de la Fédération de la gauche démocratique, a démenti  les informations faisant état d’une rencontre programmée au siège du PAM. Il a précisé que l’Alliance restait ouverte au dialogue avec El Mansouri, tout en refusant de se rendre dans les locaux de son parti.

Pour l’Alliance de la gauche, les discussions relatives à la formation du prochain gouvernement devraient en effet se dérouler dans un cadre neutre, distinct des sièges des formations politiques. Une exigence destinée, selon elle, à préserver le caractère institutionnel d’un échange entre une Cheffe du gouvernement désignée et les dirigeants de partis politiques.

Dans un communiqué obtenu par belpresefr, l’Alliance indique qu’El Mansouri avait pris contact avec Abdessalam Aziz et Jamal El Asri, secrétaires généraux des deux formations qui la composent, afin de convenir d’une rencontre dans le cadre des consultations en cours.

Les discussions sur les modalités de cet entretien n’ont toutefois pas permis de parvenir à un accord. Face à la difficulté de trouver un terrain d’entente sur le lieu, la rencontre prévue vendredi a finalement été compromise. Sur le fond, l’Alliance de la gauche a profité de cette séquence pour réaffirmer son choix de « l’opposition citoyenne » au Parlement. Elle entend ainsi exercer ses missions de contrôle, de proposition et de plaidoyer sur les questions politiques, économiques et sociales qu’elle juge prioritaires.

Cette orientation ne signifie cependant pas une rupture du dialogue avec la future majorité. L’Alliance insiste sur la distinction entre son choix de l’opposition et sa disponibilité à participer aux échanges institutionnels entourant la formation du nouvel exécutif.

Le désaccord porte donc essentiellement sur la forme et le cadre des consultations. Alors qu’El Mansouri poursuit ses rencontres avec les différentes forces politiques, l’Alliance de la gauche maintient la porte ouverte au dialogue, mais pose comme condition que celui-ci se déroule en dehors du siège du PAM.

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