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La presse latino-américaine salue la nomination historique d’El Mansouri à la tête du gouvernement

La nomination de Fatima Ezzahra El Mansouri à la tête du gouvernement marocain a suscité un large écho dans plusieurs médias d’Amérique latine, qui ont particulièrement mis en avant la portée historique de cette décision royale faisant d’elle la première femme à occuper cette fonction dans l’histoire du Royaume.

En Argentine, au Mexique, au Chili, au Brésil et en Bolivie, plusieurs médias consultés par l’édition espagnole de Rue20 ont consacré des articles à cette nouvelle étape politique, revenant notamment sur le parcours d’El Mansouri et son expérience dans la gestion des affaires locales.

En Argentine, Cadena 3 a présenté sa nomination comme « une étape marquante de la politique marocaine », soulignant que Fatima Ezzahra El Mansouri, âgée de 50 ans, devient la première femme à diriger le gouvernement du pays. Le média a également relayé d’anciennes déclarations de la responsable politique sur la question migratoire et la coopération avec l’Espagne.
L’agence Noticias Argentinas s’est, pour sa part, intéressée à son ascension politique, rappelant qu’elle était devenue, en 2009, la première femme à présider la mairie de Marrakech. Le média inscrit son parcours dans une dynamique plus large d’accès des femmes marocaines à des responsabilités politiques et institutionnelles sous le règne du roi Mohammed VI.

La Prensa a également insisté sur le caractère inédit de cette nomination, intervenue après l’arrivée en tête du Parti Authenticité et Modernité (PAM) aux élections législatives. Le journal évoque parallèlement les différents défis auxquels devra faire face le prochain gouvernement.

Au Mexique, Proceso a souligné que la maire de Marrakech devient la première femme appelée à diriger le gouvernement marocain, tout en mettant en perspective les enjeux économiques de la nouvelle législature et les investissements liés aux préparatifs de la Coupe du monde 2030.

El Universal a, de son côté, présenté El Mansouri comme une responsable politique susceptible d’écrire une nouvelle page de l’histoire du Maroc. Le journal a notamment rappelé l’une de ses réponses à une question sur ses capacités de leadership : « Si j’étais un homme, m’auriez-vous posé cette question ? »

Au Chili, La Tercera a également mis l’accent sur la dimension historique de l’événement, relayant les propos d’El Mansouri qualifiant sa nomination de « moment historique » et de « source de fierté » pour elle-même et pour les femmes marocaines.
Dans le même registre, BioBioChile a replacé cette nomination dans l’évolution de la représentation féminine au sein des institutions marocaines, en évoquant plusieurs femmes ayant accédé à d’importantes responsabilités publiques au cours des dernières décennies.

Au Brésil, CNN Brasil s’est davantage intéressée à la prochaine étape politique, notamment aux négociations qu’El Mansouri devra conduire pour constituer une coalition gouvernementale, dans un contexte marqué par plusieurs grands rendez-vous, dont la Coupe du monde 2030.

En Bolivie, El Deber est revenu sur les débuts de sa carrière politique, rappelant son parcours au sein du PAM et son accession, en 2009, à la présidence de la mairie de Marrakech. En outre, le média colombien Gerente a estimé qu’El Mansouri « inscrit son nom dans les livres d’histoire du Maroc », en référence à son accession à la tête du gouvernement.

Cette couverture témoigne ainsi de l’intérêt porté par plusieurs médias latino-américains à la nomination de la première femme à la tête du gouvernement marocain, mais aussi, plus largement, à la place des femmes dans les institutions du Royaume et aux enjeux politiques et économiques qui accompagneront la nouvelle législature.

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