Le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, a annoncé l’introduction d’un module d’enseignement en langue arabe dans les filières de formation des écoles d’ingénieurs relevant des secteurs de l’équipement et du transport. Cette mesure vise à renforcer la place de l’arabe dans la formation scientifique et à rééquilibrer l’usage des langues dans les cursus techniques.
S’exprimant lors du huitième congrès national de la langue arabe, tenu le 29 avril 2026 à Rabat, le ministre a précisé que cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une réforme globale de la formation en ingénierie, fondée sur la diversification linguistique et le renforcement des compétences culturelles et académiques des étudiants.
Il a ajouté que cette nouvelle unité pédagogique vise à intégrer l’arabe dans les enseignements scientifiques et techniques, parallèlement à d’autres matières destinées à ouvrir les étudiants sur leur environnement culturel et intellectuel.
Dans le même esprit, Nizar Baraka a annoncé l’introduction d’un module consacré à la culture marocaine, afin de consolider l’identité nationale des futurs ingénieurs et de relier leur formation aux réalités sociales du pays.
Il a toutefois souligné que l’anglais restera une langue d’enseignement essentielle dans plusieurs spécialités, en cohérence avec les exigences des standards internationaux et du marché du travail mondial, tout en veillant à maintenir un équilibre linguistique au sein des formations.
Selon le ministre, cette orientation traduit une vision reposant sur le multilinguisme comme levier de renforcement des compétences de l’ingénieur marocain.
Par ailleurs, le ministre a annoncé le lancement de nouvelles initiatives au sein de l’École Hassania des travaux publics, notamment l’ouverture de concours destinés aux étudiants issus de pays africains, leur permettant d’accéder à la formation en ingénierie dès le baccalauréat.
Cette démarche s’inscrit dans une stratégie visant à renforcer l’ancrage africain du Maroc et à consolider la coopération académique Sud-Sud.
Nizar Baraka a également mis en avant l’expérience marocaine en matière de formation des étudiants africains, soulignant que l’investissement dans le capital humain constitue un levier essentiel pour le développement durable du continent.
Il a ajouté que la langue arabe joue un rôle clé dans ce cadre, en tant que vecteur de communication scientifique et culturelle entre le Maroc et plusieurs pays africains.
En outre, le ministre a insisté sur la nécessité de développer des partenariats académiques à travers l’échange d’étudiants et d’enseignants, ainsi que le renforcement de la recherche scientifique conjointe, tout en appelant à une réflexion renouvelée sur la place de l’arabe à l’ère du numérique et de l’intelligence artificielle.






