Le quotidien britannique Financial Times s’est penché sur les enjeux économiques majeurs liés à l’organisation de la Coupe du monde 2030, soulignant que le Maroc, l’Espagne et le Portugal sont engagés dans une véritable course aux investissements dans les infrastructures et les grands projets associés à cet événement planétaire.
Selon le journal, l’accueil de la Coupe du monde ne constitue plus uniquement un rendez-vous sportif, mais un projet économique global capable de mobiliser des milliards de dollars d’investissements dans les secteurs de la construction, des transports, du tourisme et des services. Il offre également aux villes hôtes une occasion unique de renforcer leur visibilité et leur attractivité à l’échelle internationale.
Le rapport souligne que le Maroc poursuit un ambitieux programme d’investissement destiné à moderniser ses infrastructures en prévision du tournoi. Ce programme comprend notamment l’extension du réseau ferroviaire à grande vitesse, la modernisation des aéroports, l’amélioration des infrastructures routières ainsi que la construction de nouveaux stades répondant aux standards de la FIFA.
Le journal met particulièrement en avant le projet du Grand Stade Hassan II à Casablanca, appelé à devenir l’un des plus grands stades du monde. Cette infrastructure renforcerait les ambitions du Royaume d’accueillir certaines des plus prestigieuses rencontres de la compétition, voire la finale du tournoi.
Du côté espagnol, le Financial Times révèle que plusieurs villes candidates investissent massivement dans la rénovation de leurs stades et l’amélioration de leurs infrastructures touristiques et logistiques. Le quotidien cite notamment Saragosse, qui a lancé un projet de reconstruction de son principal stade pour un coût estimé à 160 millions d’euros, dans l’espoir d’obtenir le statut de ville hôte.
Le journal estime que les retombées économiques attendues constituent le principal moteur de ces investissements. Les villes concernées misent sur l’arrivée de millions de visiteurs et de supporters, avec des effets positifs attendus pour l’hôtellerie, la restauration, les transports, le commerce et l’ensemble du secteur des services. L’analyse souligne également que la concurrence entre les villes ne se limite pas à l’accueil des matchs, mais porte surtout sur leur capacité à attirer des investissements, créer des emplois et générer des bénéfices économiques durables après la compétition.
Selon le Financial Times, le Maroc figure parmi les pays susceptibles de tirer les plus importants bénéfices économiques de la Coupe du monde 2030, compte tenu de l’ampleur des chantiers actuellement engagés dans les domaines des transports, des infrastructures et du tourisme. Ces investissements devraient contribuer à accélérer la croissance économique du Royaume et à renforcer son attractivité auprès des investisseurs internationaux.
Le quotidien conclut que le véritable défi pour les trois pays organisateurs ne réside pas uniquement dans la réussite de l’événement sportif, mais dans leur capacité à transformer la Coupe du monde en un levier de développement durable laissant un héritage économique durable pour les générations futures.






