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Education : Les nouveaux frais d’inscription suscitent la colère des étudiants salariés

La Coordination nationale des étudiants fonctionnaires et salariés a exprimé son rejet catégorique des frais d’inscription annoncés pour les étudiants exerçant une activité professionnelle, fixés à 5.000 dirhams pour la licence, 15.000 dirhams pour le master et 20.000 dirhams pour le doctorat. Elle estime que ces montants constituent une charge financière injustifiée pour des personnes ayant choisi de poursuivre leurs études parallèlement à l’exercice de leur activité professionnelle.

Dans un communiqué, la Coordination affirme que cette décision alourdit le fardeau de fonctionnaires et de salariés convaincus que l’investissement dans le savoir et la connaissance contribue à l’amélioration de la qualité des services publics et privés, tout en renforçant le capital humain sur lequel mise le Royaume.

L’organisation s’est également dite surprise par l’absence de toute explication concernant les critères ayant présidé à la fixation de ces frais. Elle s’interroge notamment sur la prise en compte, par les autorités concernées, des importantes disparités salariales entre les fonctionnaires et les salariés. Selon elle, l’application de frais uniformes d’un tel niveau ne tient pas compte des différences de revenus et s’éloigne des principes d’équité et de justice sociale.

La Coordination rappelle que le droit à l’éducation et à la formation continue est un droit constitutionnel garanti par la Constitution marocaine, qui consacre les principes d’égalité, d’égalité des chances et de facilitation de l’accès des citoyens à l’enseignement. Elle souligne également que les conventions internationales relatives aux droits économiques, sociaux et culturels garantissent elles aussi le droit à l’éducation et appellent à lever les obstacles à son accès, plutôt qu’à en faire un privilège réservé à ceux qui disposent des moyens financiers nécessaires.

Au nom de sa mission de défense des droits des étudiants fonctionnaires et salariés, la Coordination a annoncé le boycott de ces frais jusqu’à leur révision dans un sens garantissant davantage d’équité et de justice. Elle plaide pour une approche participative fondée sur le dialogue avec les représentants de cette catégorie d’étudiants et la prise en considération de leurs revendications.

Elle appelle également le ministère de tutelle à revoir cette décision, à rendre publics les fondements juridiques, financiers et sociaux ayant conduit à la fixation de ces frais, et à adopter des critères objectifs tenant compte du pouvoir d’achat des fonctionnaires et des salariés, afin de garantir le droit à la poursuite des études sans exclusion ni discrimination.

En outre, la Coordination nationale des étudiants fonctionnaires et salariés réaffirme son attachement à son droit légitime à l’éducation et à la formation continue, tout en se déclarant prête à recourir à toutes les formes de mobilisation légales pour défendre ce droit jusqu’à la satisfaction de ses revendications.

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