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Ceuta : le retour de 11 000 migrants au Maroc marque un recul de la pression migratoire

Près de 11 000 migrants ont quitté Ceuta pour retourner au Maroc au cours des deux derniers mois, rapporte le quotidien espagnol « El País ». Une évolution qui témoigne d’une nette diminution du nombre de migrants présents dans la ville après la vague d’arrivées massives enregistrée au mois d’août.

Selon les données rapportées par le journal, plus de 2 500 migrants ont quitté Ceuta en l’espace d’une semaine, notamment à la suite des opérations d’évacuation menées par la police espagnole dans plusieurs campements installés sur les plages. Les autorités espagnoles qualifient une grande partie de ces départs de « retours volontaires », effectués soit à l’initiative des migrants eux-mêmes, soit après qu’une possibilité de retour leur a été proposée à la suite des opérations d’évacuation.

Les données officielles citées par « El País » indiquent qu’environ 11 000 personnes sont retournées au Maroc depuis le 10 août. Moins de 500 de ces retours seraient liés à des décisions d’expulsion pour infractions. Malgré cette baisse, la crise est loin d’être totalement résorbée. Le gouvernement central estime à environ 9 000 le nombre de personnes encore présentes à Ceuta, tandis que le président de la ville avance un chiffre avoisinant les 15 000.

Quelque 7 400 places sont actuellement disponibles pour l’accueil des adultes, alors qu’environ 6 000 personnes sont hébergées dans les centres d’accueil. D’autres continuent toutefois de vivre dans les rues ou de se cacher dans certains quartiers et zones montagneuses. Le gouvernement espagnol considère que les récentes opérations d’évacuation, notamment celle menée sur la plage d’El Trampolín, ont constitué un « tournant » dans la gestion de la crise, avec une accélération du rythme des retours vers le Maroc.

De son côté, le président de Ceuta estime que la situation n’est pas encore revenue à la normale et réclame des mesures supplémentaires, considérant que la ville continue de subir les conséquences de la vague migratoire massive.

Alors que le nombre de migrants présents à Ceuta commence à diminuer, une question demeure : ces évolutions marquent-elles réellement le début de la fin de la crise migratoire dans la ville, ou ne constituent-elles qu’une étape provisoire d’une crise dont les conséquences humaines et politiques restent encore présentes ?

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