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Camps de Tindouf : une enfance en péril

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L’exploitation des enfants pour des fins militaires par la junte du Polisario ne cesse d’être à la une des plaidoyers des organisations nationales et internationales. Des voix qui dénoncent cette militarisation de ces bambins lorsque normalement, ils doivent jouir comme tous les enfants d’une scolarisation, d’une protection et d’une vie familiale.

Une pire violation des droits de l’hemme et de l’enfant qui se passe en silence sur le territoire algérien par les chefs du Polisario à l’égard des enfants des camps des réfugiés, qui malheureusement subissent les pires extorsions. Des enfants arrachés à leurs familles par force pour servir de soldats pour une junte qui prétend lutter pour l’autonomie d’un État qui jusqu’à présent n’a eu aucune reconnaissance des Nations-Unies.

En effet, des colloques sur la protection des enfants ont mis en exergue la situation des enfants des camps de Tindouf et ont dénoncé les agissements inhumains des responsables de ce mouvements à l’égard d’une enfance, privée du moindre droit. Ainsi, dans un rapport publié en 2022 par le Parlement européen, des enfants âgés entre 12 et 13 ans sont soumis à des entrainements militaires en Algérie, à Cuba et en Lybie. Lorsque les petites filles sont sujettes à des abus sexuels ou mariées par force à des militaires de la junte.

A noter également que la présidente de l’Internationale des femmes démocrates chrétiennes, Anna Maria Stame a tiré la sonnette d’alarme sur le calvaire des enfants des camps de Tindouf, soulignant qu’en plus d'un entraînement militaire pénible, les enfants sont soumis à un endoctrinement idéologique basé sur la radicalisation, la glorification de la violence, la haine de l'Occident et surtout du Maroc”, tout en ajoutant que les criminels du “polisario” et leurs commanditaires algériens profitent de l'innocence de ces enfants pour les engouffrer dans un monde fait d’idées funestes et destructrices.

Pour sa part, l’ambassadeur représentant permanent du Royaume auprès des Nations Unies à New York, Omar Hilale, a déclaré que l’Algérie et le Polisario sont coupables de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. L’ambassadeur Hilale a mis en exergue les progrès réalisés dans les normes internationales de protection des enfants au cours des trois décennies qui ont suivi l’entrée en vigueur de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant de 1989, notant que ces instruments internationaux ont classifié en tant que crime de guerre le fait de procéder à la conscription ou à l’enrôlement d’enfants dans des forces ou des groupes armés.
D’autres organisations ont également adressé des lettres au Conseil des droits de l’Homme à Genève pour condamner les pratiques maupiteuses employées par le Polisario et l’Algérie à l’encontre des enfants dans les camps de Tindouf parmi elles, on cite le Forum de soutien aux autonomistes de Tindouf (FOSATIN), l’ONG Al Wahda pour le développement international.

Enfin, malgré les revendications de cet arsenal contraignant, les enfants dans les camps de Tindouf, en Algérie, continuent d’être exploités en toute impunité en tant qu’enfants-soldats par le Polisario, subissant les mêmes techniques d’entraînement, d’embrigadement et d’endoctrinement à la violence armée utilisées par les groupes terroristes tels que Daech et Al-Qaida. Des enfants dont le destin est loin de celui qui s’offre aux enfants sur les bancs des écoles au Sahara marocain. Un destin prometteur et pacifique qui leur permet de jouir pleinement des joies d’enfance, d’une scolarisation et de la chaleur familiale. Notre espoir est que cette exploitation soit punie pour que les enfants des camps de Tindouf puissent finalement jouir de leur dignité et des droits qui sont préconisés par la Charte des droits de l’Homme.
ML

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