À deux jours seulement des élections législatives prévues ce mercredi 23 septembre, la ville de Fnideq et ses zones limitrophes vivent sous haute tension. Face à des appels insistants relayés sur les réseaux sociaux incitant à une tentative de traversée collective vers Sebta, les autorités marocaines ont considérablement rehaussé leur niveau d’alerte.
Un dispositif d’envergure le long du littoral
Selon des informations concordantes rapportées par le quotidien espagnol El País, un impressionnant déploiement sécuritaire et militaire a été opéré le long de la bande frontalière. Pas moins de 3 000 éléments, incluant des forces de l’ordre et des unités militaires, quadrillent désormais la zone.
Le dispositif logistique témoigne de la fermeté de cette riposte préventive : camions équipés de lances à eau à haute pression, dizaines de véhicules de transport, véhicules blindés et points de contrôle renforcés maillent les axes routiers menant à Fnideq.
Des barrières maritimes pour contrer les infiltrations
Les mesures ne se limitent pas à la présence humaine. Sur le terrain, les autorités ont procédé au renforcement des barrières et des clôtures métalliques tout au long du littoral. Certains de ces obstacles ont même été prolongés directement dans la mer, une stratégie visant à colmater les brèches et à interdire l’accès aux plages et aux zones rocheuses traditionnellement ciblées par les candidats à la migration clandestine.
Cette posture de vigilance extrême fait suite à des manœuvres d’envergure menées dès la semaine dernière près du point de passage de Bab Sebta. Sous la pression de ce dispositif renforcé, plusieurs migrants originaires d’Afrique subsaharienne, qui trouvaient refuge dans les massifs forestiers de Belyounech, ont choisi de s’éloigner de la zone frontalière.
La mise en garde de Madrid
Du côté espagnol, la situation est suivie avec la plus grande attention. L’ambassade d’Espagne à Rabat a officiellement mis en garde contre le risque de tentatives d’entrées massives synchronisées avec le scrutin marocain. Par le biais de messages diffusés sur la plateforme X, les services espagnols ont tenu à rappeler une réalité juridique immuable : une entrée irrégulière à Sebta ou Melilla ne confère en aucun cas un droit automatique d’accès à la péninsule ibérique, ni de séjour en Espagne ou au sein de l’Union européenne.
Alors que le Royaume s’apprête à accomplir son devoir électoral, la frontière de Fnideq demeure ainsi hermétiquement surveillée, illustrant la détermination absolue des autorités à préserver l’ordre public et à neutraliser toute tentative de manipulation ou de trouble à l’approche de cette échéance nationale.






