La Coordination des syndicats nationaux du transport de marchandises a demandé à la cheffe du gouvernement, Fatima Zahra Mansouri, d’intervenir sans délai pour réorganiser et garantir la régularité du versement de l’aide financière directe destinée aux professionnels du secteur. Elle réclame expressément son relèvement de plus de 60 % afin de faire face à la flambée des prix des carburants et à l’alourdissement des coûts d’exploitation.
Dans une correspondance adressée à la Présidence du gouvernement, la Coordination explique que les aides exceptionnelles décidées par l’État en 2022 pour désamorcer la grève nationale de l’époque ont dévié de leur trajectoire : elles sont désormais versées sous forme de paiements épars et irréguliers, incapables de compenser les écarts liés à la persistance de la cherté des carburants.
Les syndicats ont rappelé les engagements pris en mars 2022 par Fouzi Lekjaa, alors ministre délégué chargé du Budget, qui avait promis que les sommes dues seraient versées au début de chaque mois tant que le prix du litre de carburant dépasserait 12 dirhams. Ils soulignent que cet engagement n’a pas été respecté de façon constante au cours des périodes suivantes.
Pour une organisation pérenne du dispositif, la Coordination plaide pour son institutionnalisation, afin qu’il devienne une mesure mensuelle fixe, avec une hausse de plus de 60 % des montants alloués à chaque camion et à chaque transport. Elle demande aussi que l’aide soit maintenue tant que le prix du gasoil reste supérieur à 17 dirhams le litre.
Dans le même esprit, la lettre appelle à la réactivation de la plateforme numérique d’inscription, afin de régler les arriérés des tranches de juin et de la première quinzaine de juillet, de traiter les demandes en suspens depuis le lancement du programme en 2022 et de débloquer les sommes dues aux propriétaires de camions.
Les syndicats demandent enfin la tenue de séances de dialogue préliminaires pour traiter les problèmes techniques et administratifs qui entachent la gestion du dossier de l’aide. Ils soulignent que le respect des engagements gouvernementaux et la révision du niveau du soutien financier sont deux piliers indispensables pour assurer la continuité de l’activité du transport de marchandises et préserver l’équilibre du cycle économique.
Transporteurs : les syndicats veulent faire de l’aide directe une mesure mensuelle fixe






