Pas question de parler de fébrilité ou de rodage manqué. Face aux critiques de l’opposition ce mercredi à la Chambre des conseillers, la Cheffe du gouvernement, Fatima Ezzahra El Mansouri, a fermement recadré le débat après l’éviction express de Madiha Khayr, ex-ministre déléguée chargée de la Formation professionnelle.
Revenant sur les coulisses de ce limogeage, la Cheffe de l’exécutif a fait preuve de transparence : l’équipe gouvernementale ne disposait pas, lors de la constitution du cabinet, des éléments qui ont fait surface par la suite. Ce sont des documents récents, faisant peser de lourds soupçons sur la gestion de deniers publics, qui ont rendu son maintien tout simplement impossible. Face à ces révélations, Fatima Ezzahra El Mansouri a immédiatement sollicité l’arbitrage du Roi Mohammed VI pour acter sa révocation, rapidement validée par le Souverain.
Loin d’y voir un signe d’impréparation, la Cheffe du gouvernement revendique au contraire « une décision de courage ». Pour elle, l’éthique publique impose une réactivité sans faille : dès lors que des éléments probants mettent en cause l’intégrité de la gestion de l’État, le gouvernement se doit d’agir sans trembler.
Cherté de la vie : l’exécutif face à ses responsabilités
Une fois la parenthèse politique fermée, la Cheffe du gouvernement a réorienté les débats vers l’urgence sociale : l’érosion du pouvoir d’achat et la hausse des prix. Refusant la facilité qui consisterait à rejeter l’ensemble de la faute sur le contexte géopolitique mondial, elle a reconnu la nécessité d’ajuster les choix de gestion internes pour apporter des réponses concrètes aux ménages.
Pour relancer la machine économique, Fatima Ezzahra El Mansouri promet un choc de simplification : déblocage des autorisations administratives, allègement des procédures et soutien direct aux entreprises, présentées comme le seul véritable moteur de la création d’emplois.
« L’heure n’est plus aux déclarations d’intention, mais aux résultats tangibles », a-t-elle insisté, affirmant sa volonté d’ancrer le Maroc sur la voie d’une croissance inclusive et protectrice du quotidien des citoyens.






