C’est une page qui se tourne, sur fond de réorganisation interne. Madiha Khayr a présenté sa démission de la Chambre des représentants à la demande expresse de la direction de son parti. Le dépôt officiel de sa démission intervient ce mercredi.
Selon une source partisane autorisée, ce départ du Parlement fait directement suite aux répercussions de son éviction surprise de l’exécutif. Pour rappel, le gouvernement avait acté son départ de ses fonctions ministérielles peu de temps après sa nomination, une décision qui avait alors provoqué une vive onde de choc et de nombreuses interrogations dans les cercles politiques.
Tourner la page et réorganiser les rangs
Cette décision de céder son siège parlementaire s’inscrit dans une volonté manifeste de « réordonner les cartes » au sein de la formation politique et de solder les comptes d’une séquence délicate.
Pour mémoire, la nomination de Madiha Khayr — membre du parti de l’Istiqlal — en tant que ministre déléguée chargée de la Formation professionnelle et de la Qualification n’avait duré qu’environ 48 heures. Un limogeage express prononcé via un communiqué du Cabinet royal, qui avait rapidement enflammé le débat public. Au-delà des raisons de cette mise à l’écart fulgurante, l’affaire avait également relancé la polémique autour des aspects pécuniaires, notamment l’éligibilité de l’ancienne ministre à son indemnité de départ et à sa future pension ministérielle.






