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Gouvernement d’El Mansouri : la composition du nouvel exécutif se précise pour ce vendredi

La formation du nouveau gouvernement pourrait connaître son dénouement dans les prochaines heures, alors que le calendrier constitutionnel se resserre à l’approche de l’échéance fixée pour le dépôt du projet de loi de finances 2027. Dans le même temps, les spéculations se multiplient autour de la future équipe ministérielle, avec un nom qui revient avec insistance dans plusieurs scénarios : celui de Fouzi Lekjaa, régulièrement cité pour prendre les commandes du ministère de l’Économie et des Finances.

Selon des sources concordantes, le gouvernement de Fatima Ezzahra El Mansouri devrait être nommé ce vendredi 16 octobre 2026, et un Conseil des ministres présidé par le roi Mohammed VI serait ensuite attendu samedi 17 octobre, avec notamment à l’ordre du jour l’examen du projet de loi de finances 2027.

Cette accélération intervient à quelques jours de la date limite prévue pour le dépôt du texte financier auprès du bureau de la Chambre des représentants, fixée au 20 octobre au plus tard. Le calendrier laisse donc une marge particulièrement étroite au nouvel exécutif, appelé à franchir rapidement plusieurs étapes institutionnelles avant l’ouverture de l’examen parlementaire du budget.

Le processus de formation du gouvernement semble désormais avoir atteint sa dernière ligne droite. Mercredi 14 octobre, le roi Mohammed VI a reçu la cheffe du gouvernement désignée, Fatima Ezzahra El Mansouri, qui l’a informé des différentes étapes franchies dans les négociations engagées depuis les élections législatives.

Le communiqué du Cabinet royal avait alors insisté sur les exigences de la prochaine étape, appelant à une « mobilisation globale » ainsi qu’à une action gouvernementale « sérieuse et responsable », dans le cadre des prérogatives constitutionnelles du souverain et de son rôle dans le bon fonctionnement des institutions.

Deux jours auparavant, El Mansouri avait annoncé la constitution d’une majorité réunissant quatre formations : le Parti authenticité et modernité, l’Istiqlal, l’Union socialiste des forces populaires et le Parti du progrès et du socialisme. Les quatre partis se sont engagés à proposer leurs candidats aux différentes responsabilités ministérielles en tenant compte de critères de compétence, d’intégrité, de probité et de sens politique, avec l’ambition affichée de constituer un exécutif cohérent et capable de répondre aux attentes de la nouvelle législature.

Mais à mesure que l’annonce officielle approche, les listes non confirmées se multiplient. Plusieurs versions circulent concernant la répartition des portefeuilles et les personnalités pressenties pour rejoindre le gouvernement, sans qu’aucune ne puisse encore être considérée comme définitive. Fouzi Lekjaa fait toutefois figure d’exception dans cette succession de spéculations. Son nom revient avec insistance pour le portefeuille de l’Économie et des Finances, sans qu’aucune confirmation officielle n’ait pour l’heure été apportée.

La prudence reste donc de mise. Tant que la composition de l’exécutif n’aura pas été officiellement annoncée, les noms et les portefeuilles évoqués continueront de relever des négociations, des candidatures et des fuites entourant les derniers arbitrages.
Le calendrier politique s’est parallèlement accéléré au Parlement. Mardi 13 octobre, Ahmed Touizi, du PAM, a été élu président de la Chambre des représentants avec 220 voix sur 369 votants, contre 59 voix pour Idriss El Azami El Idrissi, candidat du Parti de la justice et du développement.

Cette mise en place progressive des institutions de la nouvelle législature prend une importance particulière à l’approche de l’examen du budget 2027. Car la nomination des ministres ne suffira pas, à elle seule, à rendre pleinement opérationnel le nouvel exécutif. Conformément à la procédure constitutionnelle, Fatima Ezzahra El Mansouri devra présenter le programme gouvernemental devant le Parlement. Le gouvernement ne sera considéré comme investi qu’après avoir obtenu la confiance de la Chambre des représentants à la majorité absolue des membres présents. Cette étape ajoute une contrainte supplémentaire à un calendrier déjà extrêmement serré.

Si le Conseil des ministres attendu samedi se confirme, le projet de loi de finances constituera ainsi le premier grand dossier politique et institutionnel de la nouvelle équipe. Mais avant de défendre son premier budget au Parlement, le gouvernement El Mansouri devra d’abord obtenir la confiance des députés. À quelques jours de l’échéance du 20 octobre, la question n’est donc plus seulement de savoir qui entrera au gouvernement, mais à quelle vitesse l’ensemble du processus institutionnel pourra être mené à son terme.

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