L’envoyé personnel du secrétaire général des Nations unies pour le Sahara, Staffan de Mistura, a estimé que la rupture du cessez-le-feu conclu en 1991 par le Front Polisario constitue l’un des principaux facteurs entravant le processus politique autour du différend sur le Sahara et empêchant toute avancée significative.
Lors de son exposé présenté à huis clos devant le Conseil de sécurité, Staffan de Mistura a identifié deux obstacles majeurs à la recherche d’une issue au conflit. Le premier réside, selon lui, dans la persistance des incidents armés et le non-respect du cessez-le-feu, dans une allusion à la décision unilatérale du Polisario de se retirer de l’accord en novembre 2020, ainsi qu’à la poursuite de ses communiqués faisant état d’opérations militaires.
Le second obstacle évoqué par l’émissaire onusien concerne le profond déficit de confiance entre les différentes parties, une situation qui continue de peser lourdement sur les perspectives de relance du processus politique.
De Mistura a également indiqué que cette impasse résulterait d’une stratégie d’attentisme adoptée par le Polisario, qui miserait sur l’évolution du contexte politique international, notamment après la fin du mandat du président américain Donald Trump.
De son côté, le Maroc continue de mettre en avant une approche fondée sur la retenue et sur son initiative d’autonomie, qu’il présente comme une solution sérieuse et crédible au différend. Rabat souligne également le soutien international croissant dont bénéficie cette proposition.





