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Maintien de l’ordre : la police teste des boucliers stroboscopiques à Paris et provoque un tollé

L’utilisation de nouveaux boucliers anti-émeute équipés de stroboscopes ultra-puissants lors des récentes manifestations lycéennes à Paris ravive les tensions autour du maintien de l’ordre. Confirmés par le ministère de l’Intérieur, ces tests visent à évaluer un dispositif d’« éblouissement visuel » destiné à éloigner les éléments violents et à masquer les mouvements policiers. Mais sur le terrain, le matériel passe mal.

Une entrave au droit d’informer ?
Organisations de presse et ONG dénoncent une dérive sécuritaire. Reporters sans frontières (RSF) et la Ligue des droits de l’homme (LDH) soulignent que ces flashs continus saturent les objectifs, rendant toute prise de vue inexploitable. Pour la LDH, qui exige le retrait pur et simple de ces équipements, il s’agit d’une atteinte directe à la documentation indépendante des interventions policières et d’un risque pour les personnes souffrant d’épilepsie photosensible. Une analyse partagée dans les rangs politiques par l’eurodéputée Manon Aubry (LFI), qui pointe une « grave entrave à la liberté d’informer ».
Sécurité contre transparence : la réponse des autorités
Face à la polémique, les autorités défendent un outil de force intermédiaire non létal, conçu pour perturber la vision des casseurs sans projection de projectiles. Le ministère de l’Intérieur assure que les modules LED sont sans danger pour la santé, tandis qu’une source sécuritaire réfute toute volonté délibérée d’empêcher le travail des médias, affirmant que l’absence d’images ne profite pas non plus aux forces de l’ordre.
Ce débat s’inscrit dans un climat de vive tension : depuis le début de la contestation lycéenne mi-septembre, la chancellerie dénombre plus de 6 800 gardes à vue, impliquant une écrasante majorité de mineurs (86 %).

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