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Qui murmurent à l’oreille de la cheffe du gouvernement, Fatima Ezzahra El Mansouri ?

Proches de confiance, responsables de l’appareil partisan, stratèges électoraux et personnalités aux réseaux propres : une enquête de Jeune Afrique, dessine les différentes composantes de l’entourage de Fatima Ezzahra El Mansouri, une cartographie qui éclaire les équilibres internes du Parti authenticité et modernité (PAM).

La force politique de Fatima Ezzahra El Mansouri repose aussi sur les femmes et les hommes qui l’accompagnent. Dans son reportage Jeune Afrique décrit un entourage où se croisent fidélités personnelles, expérience organisationnelle et capacité à peser sur les décisions du parti. Derrière la direction collégiale du PAM, la responsable politique apparaît selon les sources interrogées par le magazine, comme son principal centre de gravité.

Au premier rang figure Khadija Talbi, sa collaboratrice de longue date à Marrakech directrice de son cabinet municipal entre 2009 et 2015, puis de nouveau depuis 2021, elle a assuré le suivi des affaires courantes lorsque El Mansouri cumulait ses responsabilités locales avec le portefeuille de l’Habitat. Le reportage souligne une relation de confiance qui dépasse le cadre partisan.

Mohamed Mehdi Bensaid occupe également une place centrale, membre de la direction collégiale du PAM, il est présenté comme l’un de ses alliés les plus solides, son parcours parlementaire, son passage à la présidence de la commission des affaires étrangères et ses relations au sein des différentes générations du parti renforcent son poids politique.

L’influence de Samir Goudar, président de la région Marrakech-Safi relève davantage de l’organisation. Selon le chercheur Yassine El Bahlouli, cité dans l’enquête il joue un rôle déterminant auprès des élus et dans la sélection des candidatures. Son ascension s’est affirmée avec la préparation des congrès de 2020 et 2024 et la direction de la campagne électorale de 2021.

Fatima Saadi, autre membre de la direction collégiale, apporte son implantation dans le Rif et une longue expérience militante. Ancienne présidente de la commune d’Al Hoceima et ancienne parlementaire, elle figurait parmi les femmes du bureau politique fondateur du PAM.

Deux autres figures interviennent sur le terrain stratégique,  Ahmed Akhchichine ancien ministre de l’Éducation nationale et ancien président de la région Marrakech-Safi, contribue à la réflexion politique du parti à travers son académie et son centre de réflexion. Le reportage le présente comme une personnalité historique disposant de ses propres relais.

Plus discret, Mohamed Hamouti est associé à l’ingénierie électorale, de formation mathématique cet ancien militant de gauche, cousin d’Ilyas El Omari, a présidé la commission électorale du PAM en 2016 avant d’y siéger en 2021, son rôle repose sur l’analyse des chiffres et des équilibres territoriaux.

Fouzi Lekjaa et Abdellatif Ouahbi constituent, pour leur part deux pôles d’influence avec lesquels El Mansouri compose, le premier est décrit comme un acteur majeur du programme économique et de la mobilisation électorale du parti. Ses relations dans les instances du football élargissent ses réseaux au-delà du Maroc, son éventuelle nomination à l’Économie et aux Finances est évoquée par des sources partisanes, sans constituer une décision annoncée.

Ancien secrétaire général du PAM, Ouahbi conserve un poids propre malgré son appartenance à une sensibilité différente. Les débats sur la réforme du Code de la famille et le renouvellement de la direction ont interrogé son avenir, sans effacer son influence.

L’enquête identifie également plusieurs profils susceptibles de prendre davantage de responsabilités. Younes Maamar, ancien dirigeant de l’Office national de l’électricité et ancien cadre de la Banque mondiale, intervient sur des dossiers techniques et les relations avec l’Internationale libérale. Khalid Hatimi est associé aux questions économiques et agricoles.

Adil El Bitar, parlementaire et responsable de la profession notariale figure parmi les noms évoqués pour un portefeuille ministériel notamment l’Habitat. Samir Belfquih ancien député et universitaire, a retrouvé une visibilité durant la campagne après avoir renoncé en 2024 à briguer la direction du parti. Ces perspectives restent des hypothèses rapportées par les sources du magazine.

En outre, Adib Benbrahim nommé secrétaire d’État chargé de l’Habitat en 2024, dispose de ses propres alliances notamment avec Bensaid et Rachid El Abdi. Najwa Koukouss, présidente du conseil national et ancienne dirigeante de la jeunesse du PAM, conserve également une voix personnelle, illustrée par ses prises de position lors des protestations de la génération Z.

Cette diversité révèle un entourage dont la cohésion dépend autant de la confiance que de la négociation entre personnalités influentes. Les relations peuvent évoluer, et certaines figures momentanément en retrait retrouver une place dans les équilibres du parti, souligne l’enquête.

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