Le Sénat espagnol a rejeté, mercredi une proposition de loi visant à accorder la nationalité espagnole aux Sahraouis nés avant 1976, écartant ainsi le dispositif défendu par certaines formations de gauche.
Selon les éléments présentés, une majorité de sénateurs s’est prononcée contre le texte. Ses opposants ont notamment estimé que l’octroi de la nationalité dans ces conditions ne correspondait pas aux orientations officielles de l’Espagne ni à ses engagements internationaux.
Le débat intervient dans un contexte marqué par l’évolution de la position de Madrid sur le dossier du Sahara. Depuis 2022, le gouvernement espagnol considère l’initiative marocaine d’autonomie comme la base « la plus sérieuse, réaliste et crédible » pour parvenir à une solution au différend.
En parallèle, une formule alternative a été avancée pour les Sahraouis résidant en Espagne. Elle consisterait à leur accorder un titre de séjour temporaire renouvelable tous les deux ans, dans le respect des conditions prévues par la législation espagnole applicable aux étrangers, sans mécanisme exceptionnel d’accès à la nationalité.
Des partisans de cette décision y voient une confirmation de l’évolution de la politique espagnole sur le Sahara et un rejet de l’utilisation de la question de la nationalité à des fins politiques.
Cette lecture reste toutefois une interprétation politique du vote. Le rejet de la proposition par le Sénat et les éventuelles mesures alternatives en matière de séjour doivent être distingués des positions défendues par les différentes parties au différend sur le Sahara occidental.






