Le frère de Faouzi Lekjaa (Yahya Lekjaa) a fourni de nouvelles informations en réponse aux accusations publiées par un compte anonyme dénommé « Jabrouth » concernant l’attribution d’un appartement appartenant à une association d’habitation à Saidia. Il a affirmé que l’implication de Fouzi Lekjaa, ministre délégué auprès de la ministre de l’Économie et des Finances, chargé du Budget, dans cette affaire ne repose sur aucun document attestant de son intervention dans la décision d’attribution du bien ou dans la fixation de son prix. Il estime ainsi que toute tentative de transformer un lien familial en responsabilité politique ou administrative nécessite des preuves matérielles et non de simples publications anonymes.
La même source a précisé que Fouzi Lekjaa ne gère pas l’association d’habitation concernée et que sa fonction gouvernementale ne lui confère aucun pouvoir sur ses biens. Elle souligne que l’attribution à une personne d’une décision prise par les organes d’une association en raison de son lien de parenté avec l’un des bénéficiaires reste une allégation qui doit être étayée par un procès-verbal, une correspondance, une signature ou une décision établissant l’intervention présumée.
Concernant les informations publiées par le compte anonyme au sujet de la résidence de Yahya Lekjaa en France et du fait qu’il ne travaillerait pas à la Direction générale des impôts relevant du ministère de l’Économie et des Finances, la source a indiqué que le dahir régissant le droit de créer des associations consacre la liberté de constitution des associations par les personnes sans autorisation préalable, tandis que les conditions d’adhésion à chaque association sont définies par ses propres statuts.
En outre, le fait d’être fonctionnaire d’une administration donnée ne constitue pas, en droit commun des associations, une condition automatique d’adhésion. La détermination de l’éligibilité d’une personne à l’adhésion à l’association d’habitation concernée dépend donc des dispositions prévues par ses statuts.
La même source a ajouté que la loi impose le dépôt des statuts parmi les documents accompagnant la déclaration de constitution de l’association. Elle prévoit également que toute modification de ces statuts doit faire l’objet d’une déclaration auprès de l’autorité compétente. Ces statuts constituent donc la principale référence permettant de déterminer qui peut adhérer à l’association et quelles sont les conditions d’accès à ses avantages.
La source a également affirmé que Fouzi Lekjaa peut être interrogé sur les décisions relevant de ses attributions gouvernementales, notamment dans la gestion du budget et des finances publiques, tout comme ses responsabilités dans le domaine sportif peuvent faire l’objet de critiques et d’évaluations. En revanche, lui attribuer une décision prise par une association d’habitation nécessite, selon elle, une preuve directe établissant la nature de son intervention et sa qualité juridique dans la prise de décision.
Elle a poursuivi en soulignant que le passage, dans la même publication, de l’affaire de l’appartement à Saïdia aux questions concernant l’épouse de Lekjaa, ses frères et d’éventuels partenaires, avant de lancer un appel électoral contre un parti politique, confère à cette publication une dimension clairement politique. Les faits liés au bien immobilier nécessitent toutefois, selon elle, des documents indépendants permettant d’établir chaque accusation séparément.
La source a enfin affirmé que la recherche de la vérité ne nécessite pas de campagnes de diffamation. Elle a déclaré que toute personne disposant de documents prouvant une falsification ou un abus de pouvoir peut les transmettre à la justice et publier les éléments que la loi autorise à rendre publics. En revanche, tenir Fouzi Lekjaa responsable d’une décision en raison de son lien de fraternité avec un bénéficiaire demeure, selon elle, une accusation sans fondement tant que son auteur n’est pas en mesure de produire un document établissant son intervention.






