La préparation des élections destinées à renouveler les instances représentatives de la presse et de l’édition suscite de vives tensions et des réserves marquées au sein de la profession. Alors que les acteurs du secteur s’accordent sur la nécessité de restructurer et de moderniser l’autorégulation, la gestion du calendrier et la constitution des listes électorales font l’objet d’un débat appuyé.
S’exprimant au nom du Syndicat National de la Presse Marocaine, Abdelkabir Akhchichen a précisé que la position de la coordination syndicale ne traduit pas un refus du processus électoral en soi, mais découle de réserves majeures quant au respect des procédures et des garanties d’équité. Selon le responsable syndical, le calendrier retenu restreint l’exercice effectif du droit de recours et d’opposition pour les personnes écartées, compromettant ainsi la légitimité du scrutin.
Les critiques d’Abdelkabir Akhchichen et du syndicat portent notamment sur l’exclusion de certaines catégories de techniciens et la réduction des listes dans le secteur audiovisuel, des décisions perçues comme une atteinte au principe de représentativité globale. Face à ce qu’elle considère comme des irrégularités procédurales, une partie des professionnels lésés a engagé des recours devant le Tribunal administratif. La coordination syndicale réaffirme son intention de poursuivre ses démarches institutionnelles et judiciaires pour garantir une gouvernance transparente et représentative de l’ensemble des composantes du paysage médiatique.






