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Universités : La CPU monte au créneau pour défendre les frais d’inscription des salariés

Face à la vive polémique suscitée par l’instauration de droits d’inscription pour les formations doctorales et diplômantes destinées aux professionnels, la Conférence des Présidents d’Université (CPU) est sortie de son silence. Dans un communiqué explicatif publié le 7 août 2026, l’instance universitaire remet les pendules à l’heure : non, la gratuité de l’enseignement supérieur public n’est pas menacée.

La formation initiale préservée, la formation continue recadrée

Le message de la CPU se veut clair et rassurant : le principe de gratuité reste intact pour les étudiants en cursus initial. La mesure cible exclusivement le dispositif de « temps aménagé », conçu pour les fonctionnaires et salariés souhaitant reprendre des études supérieures. S’appuyant sur la loi-cadre n° 59.24 relative à l’enseignement supérieur, la CPU rappelle que les universités publiques jouissent d’une pleine autonomie pédagogique et financière pour organiser ces parcours sur mesure.

Sur le plan tarifaire, l’instance précise que les frais de Licence demeurent inchangés par rapport aux années précédentes, tandis que ceux du Master ont fait l’objet d’une révision à la baisse pour encourager la montée en compétences des actifs.

La recherche doctorale : un coût assumé et réinvesti

Concernant le doctorat, le texte souligne la spécificité du cycle, qui mobilise d’importantes ressources logistiques et humaines (laboratoires, encadrement scientifique, équipements avancés). Pour justifier cette contribution financière, la CPU met en avant la transparence de l’affectation des recettes :
40 % du budget collecté est alloué directement aux dépenses de fonctionnement et d’investissement des structures universitaires.

60 % est réinjecté dans le financement de la recherche scientifique, la prise en charge des déplacements académiques et la rémunération des enseignants-chercheurs assurant l’encadrement des thèses.
Équité sociale et fermeté institutionnelle

Afin d’éviter toute exclusion, la CPU rappelle que des aménagements sociaux ont été intégrés au dispositif. Conformément aux dispositions arrêtées le 13 décembre 2025, une exonération totale des frais est garantie pour l’ensemble des salariés et fonctionnaires percevant un revenu mensuel ne dépassant pas le salaire minimum (SMIG).

En conclusion, la CPU réaffirme que cette décision relève d’une logique purement pédagogique, conforme aux standards internationaux de la formation tout au long de la vie. Fustigeant toute tentative d’exploitation politique du sujet, les présidents d’université appellent à recentrer le débat sur l’essentiel : la qualité de l’enseignement, l’excellence scientifique et la modernisation de l’université marocaine.

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