Le Parti Authenticité et Modernité (PAM) a subi un revers électoral de taille dans la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, après le ralliement d’Ibrahim Bensebih, président du Conseil provincial de Tétouan, au Mouvement populaire. Ce dernier conduira la liste du parti lors des prochaines élections législatives, un changement susceptible de bouleverser les équilibres politiques dans l’une des principales circonscriptions de la région.
Ce ralliement s’inscrit dans une stratégie plus large menée par le secrétaire général du Mouvement populaire, Mohamed Ouzzine, visant à renforcer l’implantation de son parti dans les provinces du Nord en attirant des parlementaires et des élus disposant d’un solide ancrage local et d’une réelle capacité de mobilisation électorale, à l’approche du scrutin législatif.
L’offensive du Mouvement populaire ne se limite pas à la province de Tétouan. À Tanger-Assilah, le parti a confié la tête de sa liste législative au député Mohamed Zemmouri, transfuge de l’Union constitutionnelle. Dans la province de Larache, l’investiture a été accordée à Abdelaziz El Oadki, également issu de l’Union constitutionnelle, qui défendra désormais les couleurs du Mouvement populaire.
Dans la province d’Al Hoceïma, le parti a choisi l’ancien ministre et ancien député Mohamed Aâraj pour conduire la liste locale. À Chefchaouen, Moatassem Amghouz, lui aussi rallié depuis l’Union constitutionnelle, a été désigné tête de liste. Ces choix traduisent la volonté du parti de s’appuyer sur des personnalités bénéficiant d’une expérience politique et institutionnelle acquise au sein d’autres formations.
À travers ces investitures, le Mouvement populaire mise clairement sur le recrutement de figures influentes sur le terrain afin d’accroître ses chances de remporter davantage de sièges lors des prochaines législatives. Cette stratégie intervient alors que le PAM et l’Union constitutionnelle enregistrent plusieurs départs de cadres et d’élus en faveur du parti dirigé par Mohamed Ouzzine.
Le départ du président du Conseil provincial de Tétouan place désormais la direction du PAM face au défi de remplacer l’un de ses principaux élus dans la province et de préserver son poids politique dans un contexte de forte concurrence entre les grandes formations pour conquérir l’électorat et consolider leur influence locale.
Si le Mouvement populaire a déjà arrêté les têtes de listes pour Tanger-Assilah, Larache, Tétouan, Al Hoceïma et Chefchaouen, les consultations se poursuivent en vue de désigner les candidats de la liste régionale. De nouvelles adhésions et d’autres changements d’appartenance politique pourraient encore rebattre les cartes avant le scrutin.






