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Économie : Le Maroc se hisse au premier rang de l’industrialisation en Afrique

Le Maroc vient de franchir un cap historique en se hissant à la première place de l’Indice de l’industrialisation en Afrique, publié par la Banque africaine de développement (BAD). En devançant les 53 autres nations du continent, le Royaume valide les choix stratégiques d’un modèle économique en mutation profonde depuis plus de 25 ans, qui a fait du développement industriel l’un des principaux moteurs de sa croissance.

Les chiffres illustrent l’ampleur de cette transformation. À la fin des années 1990, les exportations industrielles nationales stagnaient autour de 61 milliards de dirhams par an. Aujourd’hui, le tissu productif marocain génère plus d’un milliard de dirhams d’exportations par jour ouvrable. Ce décollage est le résultat direct d’une politique de long terme amorcée dès l’accession au trône du Roi Mohammed VI en 1999, privilégiant la création de valeur ajoutée et l’innovation face aux modèles traditionnels basés sur l’exportation de matières premières brutes.

La régularité des feuilles de route étatiques, du Pacte d’émergence industrielle au Plan d’accélération industrielle, a offert une visibilité essentielle aux opérateurs économiques. Cette continuité s’est accompagnée d’un investissement massif dans les infrastructures nationales, symbolisé par le complexe portuaire Tanger Med, désormais premier port d’Afrique avec une capacité de dix millions de conteneurs, et par un réseau autoroutier étendu sur plus de 1 800 kilomètres. Parallèlement, la signature de plus de cinquante accords de libre-échange permet désormais aux productions locales d’accéder à un bassin de 2,5 billion de consommateurs, renforçant l’attractivité du pays pour les investissements directs étrangers dans un cadre institutionnel stable.

Sur le plan sectoriel, le Maroc s’est imposé comme un hub compétitif majeur pour la construction automobile et la sous-traitance aéronautique, tout en consolidant ses parts de marché dans la pharmacie, la chimie et le textile. Cette dynamique soutient fortement le marché de l’emploi avec environ 947 000 postes recensés dans l’industrie, un secteur où le taux d’activité des femmes atteint près de 44 %.

Désormais tourné vers la décarbonation, le pays s’appuie sur un mix électrique comprenant plus de 40 % d’énergies renouvelables pour anticiper les exigences des marchés internationaux. Les investissements actuels dans la filière des batteries électriques et de l’hydrogène vert s’inscrivent dans cette trajectoire, positionnant le pays comme une plateforme industrielle stratégique entre l’Afrique, l’Europe et les grands flux du commerce mondial.

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