Les efforts acharnés des équipes de secours portent leurs fruits. Pour la deuxième journée consécutive, les opérations de lutte contre l’incendie qui a éclaté vendredi dans la forêt d’Inferk, située dans la commune d’Afourar (province d’Azilal), se poursuivent sans relâche. Grâce à une mobilisation massive et à une coordination rigoureuse, les équipes sur le terrain ont réussi à circonscrire environ 80 % du sinistre, limitant les dégâts dans une région sévèrement éprouvée par les conditions climatiques.
Selon les autorités locales, le bilan provisoire fait état de près de 18 hectares de couvert forestier ravagés par les flammes. Actuellement, le déploiement se concentre sur les opérations d’extinction des derniers foyers et de refroidissement des sols. L’objectif est d’éviter toute reprise du feu, alors que la région fait face à une vague de chaleur exceptionnelle et à des vents soutenus qui compliquent l’action des secours.
La réponse face à ce sinistre a été immédiate et globale. Sous la supervision directe du gouverneur de la province d’Azilal, Hassan Zitouni, qui s’est rendu sur place dès le déclenchement de l’incendie, une alliance inédite de forces a été déployée. Les autorités locales, la Protection civile, l’Agence nationale des eaux et forêts, la Gendarmerie royale, les Forces auxiliaires, les Forces Armées Royales (FAR) ainsi que des volontaires locaux unissent leurs forces au sol. Cette synergie a été puissamment appuyée par les airs grâce à l’intervention déterminante de deux avions bombardiers d’eau Canadair, dont les largages stratégiques ont permis de briser la progression des flammes sur les flancs les plus critiques de la montagne.
Ce succès s’inscrit dans un contexte régional particulièrement sous haute tension. En effet, les équipes d’intervention viennent tout juste de contenir un autre incendie dans la région d’Edhahra (commune de Sidi Hammadi, province de Fquih Ben Salah). Quelques jours plus tôt, c’est la forêt de Dir El Ksiba qui subissait la loi des flammes, détruisant plus de 130 hectares de végétation, d’oliviers et de caroubiers. Face à des températures extrêmes et des vents violents qui balayent la région de Béni Mellal-Khénifra, l’ensemble des services de l’État reste en état de vigilance maximale jusqu’à l’extinction définitive de la moindre braise.






