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Législatives : Vague de démissions à la Chambre des représentants sur fond de transhumance politique

À l’approche des prochaines échéances électorales, le paysage politique marocain s’apprête à connaître une reconfiguration notable. Selon des sources parlementaires contactées par Belpresse, plusieurs députés s’apprêtent à déposer officiellement leur démission de la Chambre des représentants. Cette démarche vise à acter leur départ vers de nouvelles formations politiques sous les couleurs desquelles ils comptent briguer un nouveau mandat.

Ce basculement concerne principalement les élus ayant rompu avec leur parti d’origine au cours des derniers mois. Sur le plan légal, la démission de l’hémicycle constitue une obligation impérative pour tout parlementaire souhaitant changer d’étiquette pour le prochain scrutin, conformément à l’article 90 de la loi organique relative à la Chambre des représentants. Ce timing répond donc à une exigence de régularisation juridique avant l’ouverture officielle des candidatures.

Ce phénomène, communément qualifié de « mercato électoral », illustre l’intensification de la compétition entre les partis politiques. Pour les états-majors, l’enjeu réside dans le ralliement de figures locales influentes et de « notables » dotés d’une solide assise électorale, afin de maximiser leurs chances de victoire. Toutefois, cette dynamique met en lumière la persistance de stratégies axées sur le poids électoral individuel des candidats, au détriment du renouvellement des élites ou de la promotion de nouvelles compétences académiques et techniques.

Cette transhumance récurrente à la veille de chaque échéance majeure relance également le débat sur la stabilité partisane et la cohérence électorale. Nombre d’observateurs soulignent que ces migrations opportunistes altèrent la perception de l’action politique auprès des citoyens et alimentent les critiques relatives au déficit d’engagement idéologique des élus, souvent guidés par des calculs purement électoraux.

La liste nominative des démissionnaires ainsi que l’impact réel de ces départs sur l’équilibre des forces au sein de la Chambre devraient se préciser dans les prochaines heures, révélant ainsi les partis sortis renforcés de cette séquence.

Parallèlement, la Chambre des représentants s’apprête à clore la législature 2021-2026. L’institution tiendra ce lundi 13 juillet sa dernière séance plénière avant la suspension de ses activités législatives, dans l’attente de la formation du futur exécutif.

Selon un communiqué de la Chambre des représentants, cette session finale débutera à 15h00 par la traditionnelle séance des questions orales au gouvernement. Les députés enchaîneront ensuite avec l’examen et le vote des derniers projets et propositions de loi en suspens. Les travaux prendront fin par une séance officielle marquant la clôture de la deuxième session de l’année législative 2025-2026, mettant ainsi un terme définitif aux missions de l’actuelle mandature, conformément aux dispositions de l’article 100 de la Constitution.

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