La justice française a condamné, ce mardi 7 juillet 2026, la dirigeante de l’extrême droite française, Marine Le Pen, à trois ans de prison, dont une année sous bracelet électronique, ainsi qu’à 15 mois d’inéligibilité à toute fonction publique, à l’issue de la procédure d’appel qu’elle avait engagée dans l’affaire de détournement de fonds du Parlement européen.
Cette décision judiciaire pourrait avoir un impact majeur sur l’élection présidentielle de 2027, sa participation au scrutin restant désormais incertaine. La condamnation à une peine exécutée sous bracelet électronique pourrait notamment compromettre sa capacité à mener une campagne électorale. Marine Le Pen, que plusieurs sondages placent parmi les favorites pour succéder à Emmanuel Macron, avait auparavant déclaré qu’elle ne se présenterait pas à l’élection présidentielle si elle devait porter un bracelet électronique.
Cette situation pourrait ouvrir la voie à Jordan Bardella, président du Rassemblement national depuis 2021, pour porter les couleurs du parti lors de la prochaine élection présidentielle. Lundi, Jordan Bardella avait assuré que le parti s’était préparé « à tous les scénarios », affirmant être « serein et prêt à assumer les conséquences » de la décision de la cour d’appel.
En première instance, le tribunal avait condamné Marine Le Pen, le 31 mars 2025, pour avoir mis en place, entre 2004 et 2016, un système de détournement de fonds destinés par le Parlement européen à rémunérer les assistants parlementaires affectés aux activités des députés à Bruxelles et à Strasbourg. Elle avait alors été condamnée à quatre ans de prison, dont deux ans sous bracelet électronique, ainsi qu’à cinq ans d’inéligibilité, une sanction qui l’empêchait de se présenter à l’élection présidentielle.






