Le Chef du gouvernement a précisé que cette mesure est le résultat d’une évaluation des effets du dispositif actuel, prenant en considération les observations formulées par les citoyens au cours des dernières années.
Depuis sa généralisation en 2018, l’heure GMT+1 a suscité une contestation persistante au Maroc. De nombreux citoyens dénoncent ses répercussions sur la santé, le bien-être psychologique, la vie sociale, l’organisation professionnelle et le rythme scolaire, estimant qu’elle perturbe le quotidien, en particulier celui des élèves et des travailleurs.
Une étude consacrée au changement de l’heure légale au Maroc, publiée en novembre 2018, révélait que 77 % des personnes interrogées affirmaient souffrir de troubles du sommeil dans les jours suivant chaque changement d’heure. Cette enquête indiquait également que des médecins et spécialistes de la santé mettaient en garde contre les effets du changement répété d’heure sur l’horloge biologique, susceptible de provoquer des déséquilibres hormonaux et d’autres troubles physiologiques.
Selon cette étude, près de 70 % des Marocains perdaient entre une et deux heures de sommeil lors de chaque changement d’heure, notamment durant la première semaine suivant la modification. Les chercheurs soulignaient que les conséquences sur la santé étaient particulièrement marquées au cours de cette période, les quatre changements annuels alors appliqués avant 2018 exerçant une pression supplémentaire sur l’organisme.
L’étude relevait par ailleurs que seuls 25 % des personnes interrogées estimaient tirer profit de l’heure supplémentaire dans leurs activités culturelles ou de loisirs. Elle rappelait également que plusieurs travaux scientifiques internationaux avaient établi un lien entre les changements d’heure et une augmentation du risque de crises cardiaques, notamment aux États-Unis et en Russie, tandis que de nombreux spécialistes européens s’accordent à considérer que ces modifications répétées favorisent les troubles du sommeil et de la concentration.
En outre, des médecins marocains cités dans cette étude indiquaient qu’environ 30 % de leurs patients présentaient des difficultés liées au changement d’heure durant la première semaine, précisant que l’adaptation complète de l’horloge biologique nécessite généralement entre huit et quinze jours.






