Le président élu colombien Abelardo De La Espriella a réagi au message adressé par le Roi Mohammed VI suite à son accession à la magistrature suprême de son pays. Dans un communiqué de presse publié le 23 juin, il souligne que les félicitations du Souverain «constituent l’une des marques de reconnaissance internationale les plus importantes reçues depuis son élection à la présidence», ajoutant qu’ils traduisent la volonté du Royaume d’«insuffler une nouvelle dynamique à ses relations avec la Colombie».
De La Espriella précise que le message royal dépasse le simple cadre protocolaire. Il y voit en effet l’expression de la détermination du Roi «à travailler en étroite coopération (…) afin d’ouvrir de nouvelles perspectives de partenariat dans des domaines d’intérêt commun, fondées sur le dialogue constructif, le respect mutuel et la souveraineté nationale».
Selon le nouveau chef de l’État colombien, son pays et le Maroc «disposent ainsi d’une opportunité pour élever leur relation à un niveau stratégique, notamment dans les domaines de la coopération, du commerce, de l’investissement, de la sécurité alimentaire, du développement portuaire, de la connectivité atlantique ainsi que de la présence diplomatique entre l’Amérique latine, l’Afrique et le monde arabe», conclut le communiqué.
Le communiqué intervient après le message adressé par le roi Mohammed au nouveau chef de l’État colombien, dont le contenu avait été relayé par H24Info. Le Souverain y adressait ses félicitations à Abelardo De La Espriella et exprimait sa volonté de travailler avec lui au renforcement des liens d’amitié et de coopération entre les deux pays.
Cette prise de position du nouvel homme fort de Bogota revêt une importance particulière dans le contexte des relations entre les deux pays. Ces dernières années, Rabat a en effet intensifié sa présence diplomatique en Amérique latine, région considérée comme stratégique dans la défense de ses intérêts, notamment sur la question du Sahara marocain.
Surnommé «El Tigre», De la Espriella, 47 ans, s’est présenté sans appartenir à aucun parti politique, porté par un discours antisystème et une ligne de fermeté absolue face à la criminalité et aux groupes armés. Le président élu prendra officiellement ses fonctions le 7 août prochain.






