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Justice : le Maroc et la Belgique examinent le transfert des détenus

La ministre belge de la Justice, Annelies Verlinden, effectue ce jeudi une visite officielle à Rabat, où elle doit s’entretenir avec son homologue marocain, Abdellatif Ouahbi, dans le cadre du renforcement de la coopération bilatérale dans les domaines judiciaire et sécuritaire. Cette visite s’inscrit dans la dynamique positive qui caractérise les relations entre le Maroc et la Belgique, notamment en matière de coordination judiciaire, d’échange d’expertises dans la lutte contre la criminalité et d’exécution des décisions de justice.

Le dossier du transfert des détenus marocains condamnés en Belgique devrait figurer parmi les principaux sujets à l’ordre du jour des entretiens. Les autorités belges accordent une importance particulière à cette question dans le contexte actuel. Selon les données officielles, les ressortissants marocains représentent près de 10 % de la population carcérale en Belgique. Cette situation pousse les autorités belges à rechercher des mécanismes permettant aux détenus concernés d’exécuter le reste de leur peine dans leur pays d’origine, conformément aux dispositions légales en vigueur.

Le gouvernement belge estime que cette démarche pourrait contribuer à réduire la pression croissante sur les établissements pénitentiaires tout en garantissant la continuité de l’exécution des condamnations judiciaires. La ministre belge de la Justice a indiqué que les derniers mois ont été marqués par des avancées significatives dans la coordination avec les autorités marocaines, après la résolution de plusieurs obstacles administratifs et procéduraux qui freinaient auparavant les opérations de transfert.

Elle a notamment révélé que la justice belge avait déjà constitué 33 dossiers préliminaires concernant des détenus susceptibles d’être transférés vers le Maroc, tandis que d’autres dossiers devraient être finalisés dans les prochains mois. Cette évolution témoigne du niveau croissant de coopération entre Rabat et Bruxelles dans le domaine judiciaire, notamment grâce aux accords et mécanismes juridiques existants permettant l’entraide judiciaire et l’exécution des jugements entre les deux pays.

Au-delà de la question carcérale, cette visite illustre la volonté commune des deux États de renforcer leurs mécanismes de coopération afin de relever les défis juridiques et sécuritaires transnationaux, tout en consolidant l’efficacité de leurs systèmes judiciaires respectifs.

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