Rompre avec la logique de la rente familiale pour embrasser celle de l’investissement créateur de richesse. C’est le message fort lancé par le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, lors du Forum national sur l’investissement et les Marocains du monde (MDM). Évoquant un « nouveau tournant », le chef de l’exécutif a insisté sur la nécessité d’intégrer pleinement les compétences de la diaspora dans l’élan de développement du Royaume, conformément aux orientations du Roi Mohammed VI lors du 49e anniversaire de la Marche Verte. Pour le gouvernement, l’enjeu est de taille : restructurer l’architecture institutionnelle dédiée aux Marocains résidant à l’étranger (MRE) et déployer des mécanismes d’accompagnement inédits pour inciter ces derniers à sauter le pas de l’entrepreneuriat au niveau local.
Si la diaspora marocaine demeure un pilier financier indispensable, sa contribution à l’investissement privé reste encore trop timide au regard de son immense potentiel. En 2025, les transferts de fonds ont pourtant crevé le plafond, dépassant les 122 milliards de dirhams. Une force de frappe financière considérable qui s’accompagne d’un précieux capital de compétences, d’expertises et de réseaux internationaux. Aziz Akhannouch a ainsi martelé que la phase actuelle impose de passer d’une logique de solidarité familiale à celle d’un investissement productif et structuré, capable d’irriguer le tissu économique national et de dynamiser le développement régional. L’ambition affichée est claire : faire du Maroc la destination naturelle de leurs capitaux grâce à un climat des affaires profondément repensé.
Pour convaincre la diaspora, le Chef du gouvernement a sorti sa carte maîtresse, à savoir la solidité retrouvée des indicateurs macroéconomiques du Royaume. Malgré les turbulences internationales, l’économie marocaine fait preuve d’une résilience remarquable. Le taux de croissance a bondi pour atteindre 4,8 % en 2025 (contre seulement 1,8 % en 2022), tandis que l’inflation, le déficit budgétaire et la dette poursuivent leur décrue. Des résultats que l’exécutif attribue directement à l’impact des réformes structurelles menées ces dernières années.
Fort de sa stabilité politique et de ses infrastructures de premier plan, le Maroc consolide son statut de hub régional attractif. Les projets d’envergure s’y multiplient, qu’il s’agisse de l’automobile, de l’aéronautique, de la transition verte ou des technologies de pointe comme l’intelligence artificielle, sans oublier le gigantesque coup d’accélérateur économique lié aux préparatifs de la Coupe du Monde 2030. En conclusion, le bilan de la nouvelle Charte de l’investissement et de la feuille de route 2023-2026 pour le climat des affaires semble porter ses fruits. Portée par une numérisation agressive des procédures administratives, cette dynamique a permis la validation de centaines de grands projets et la création record de plus de 109 000 nouvelles entreprises au cours de la seule année 2025. Le tapis rouge est désormais déroulé pour les Marocains du monde.






