Le chef du gouvernement marocain, Aziz Akhannouch, a adopté une série de mesures temporaires destinées à encadrer les opérations de commercialisation et de vente des moutons de l’Aïd al-Adha pour l’année 1447 H / 2026, dans le but de prévenir toute hausse injustifiée des prix des animaux destinés au sacrifice.
Dans un communiqué, la présidence du gouvernement précise que cette décision s’inscrit dans le cadre des efforts visant à préserver le pouvoir d’achat des citoyens, à garantir le fonctionnement transparent et régulier des marchés dédiés à la vente des moutons de l’Aïd et à renforcer les principes de concurrence libre et loyale.
Le texte indique que cette initiative repose notamment sur les dispositions de la loi organique n°113.14 relative aux collectivités territoriales ainsi que sur la loi n°104.12 relative à la liberté des prix et à la concurrence, après consultation du Conseil de la concurrence. L’objectif affiché est de lutter contre toute pratique susceptible de porter atteinte à la concurrence loyale ou de perturber l’équilibre naturel du marché.
Dans ce cadre, plusieurs mesures organisationnelles et préventives ont été prévues afin d’assurer la transparence des transactions commerciales au sein des marchés de vente des moutons et de limiter les pratiques de spéculation, de monopole et les comportements jugés illégaux.
Les nouvelles dispositions prévoient notamment de limiter la vente des moutons aux seuls marchés autorisés légalement, tout en maintenant certaines exceptions relatives à la vente directe, notamment au sein des exploitations agricoles, conformément à la réglementation en vigueur.
Les vendeurs seront également tenus de déclarer préalablement auprès des autorités administratives locales leur identité, le nombre de bêtes mises en vente ainsi que leur provenance avant l’accès aux marchés.
Le dispositif interdit par ailleurs l’achat de moutons dans les marchés dans le but de les revendre, considérant cette pratique comme contraire aux règles d’une concurrence saine. Toute manipulation artificielle des prix est également prohibée, qu’il s’agisse de surenchères fictives ou d’accords explicites ou implicites visant à provoquer une hausse des tarifs.
Le communiqué interdit aussi le stockage des moutons en dehors des circuits commerciaux habituels dans le but de créer artificiellement une situation de rareté ou de provoquer une hausse des prix.
Le gouvernement annonce enfin des sanctions strictes à l’encontre des contrevenants, incluant des peines d’emprisonnement, des amendes financières, la fermeture temporaire des points de vente concernés ainsi que la saisie des animaux et du matériel utilisés dans le cadre des infractions, conformément aux prérogatives accordées aux autorités compétentes.
Les autorités publiques assurent qu’elles veilleront à l’application rigoureuse et équitable de ces mesures et appellent l’ensemble des professionnels et acteurs de la filière à faire preuve de responsabilité afin de préserver la transparence des transactions et garantir l’approvisionnement des marchés dans des conditions normales.






