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Éducation nationale : Front syndical unifié à Rabat contre des promotions jugées « injustes »

La Coordination syndicale des intégrés du ministère de l’Éducation nationale, qui regroupe la Fédération nationale de l’enseignement (FDT), la Fédération nationale de l’enseignement (FNE), l’Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM), la Confédération démocratique du travail (CDT) et l’Union marocaine du travail (UMT), a annoncé l’organisation d’un sit-in de protestation ce lundi 18 mai 2026 à 11h00, devant le siège de la Direction des ressources humaines à Rabat.

Cette décision a été actée dans un communiqué publié par la coordination le 13 mai 2026, à la suite de la publication des résultats de l’avancement au choix au titre de l’année 2024. Des résultats qualifiés d’« injustes » à l’égard d’une large catégorie d’intégrés du ministère, à savoir les anciens animateurs de l’éducation non formelle.

Le communiqué explique que cette injustice réside dans la non-comptabilisation de leurs services antérieurs en tant que contractuels dans l’ancienneté requise pour l’avancement. Pourtant, souligne la coordination, une lettre du Chef du gouvernement avait explicitement ordonné la prise en compte de ces années pour l’avancement d’échelon et de grade concernant la promotion de 2011. La coordination a également dénoncé ce qu’elle qualifie de « tergiversations et de mauvaise gestion de la question de la comptabilisation des services antérieurs », que ce soit pour l’ancienneté générale ou pour la retraite, au lieu d’apporter une solution finale et radicale à ce dossier qui n’a que trop duré.

La coordination syndicale a vivement condamné ce qu’elle considère comme une « exclusion systématique » de cette catégorie de cadres du ministère de l’Éducation nationale de l’avancement par plafonnement à compter du 1er janvier 2025, ainsi que le non-respect des garanties conventionnelles inscrites dans les accords des 10 et 26 décembre 2023.

Face à cette situation, la coordination a appelé l’ensemble de ses militants et militantes à participer massivement au sit-in prévu, imputant aux « autorités responsables les conséquences de la dégradation de la situation » si les revendications de cette catégorie ne sont pas satisfaites.

En conclusion de son communiqué, la Coordination syndicale des intégrés du ministère de l’Éducation nationale s’est dite convaincue qu’une « solution juste et équitable pour ce dossier refléterait l’intérêt du ministère de l’Éducation nationale pour l’amélioration de la situation de la famille de l’enseignement et sa contribution au développement de l’institution éducative ».

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