Dans un contexte international marqué par une instabilité croissante, le gouvernement marocain a réaffirmé sa volonté de protéger le pouvoir d’achat en maintenant une série de mesures d’urgence destinées à stabiliser les marchés. Cette décision, actée lors d’une réunion de la commission ministérielle présidée par Aziz Akhannouch, se traduit d’abord par la reconduction du soutien financier exceptionnel aux professionnels du transport routier. En agissant ainsi sur le coût du fret et du transport de voyageurs, l’exécutif entend sécuriser l’approvisionnement régulier du pays tout en gelant toute hausse de tarifs pour les usagers.
Cette politique de bouclier social s’appuie également sur la préservation des subventions sur le gaz butane et l’électricité à usage domestique, évitant ainsi aux ménages de subir les contrecoups de la volatilité des marchés énergétiques mondiaux. Parallèlement, une vigilance accrue est désormais de mise sur les circuits de distribution des produits agricoles. Le gouvernement souhaite ainsi assainir les chaînes logistiques pour garantir des prix de vente raisonnables et prévenir toute spéculation qui pourrait altérer l’équilibre délicat entre l’offre et la demande sur le marché intérieur.
Les indicateurs présentés lors de cette séance de travail se veulent rassurants quant à la résilience de l’économie nationale. Outre un approvisionnement normal en denrées de première nécessité, les autorités ont confirmé le maintien de stocks énergétiques de sécurité à un niveau satisfaisant. Sur le front financier, le Maroc dispose d’une marge de manœuvre confortable avec des réserves de change couvrant environ six mois d’importations, ce qui permet d’amortir les chocs extérieurs sans compromettre les équilibres fondamentaux.
En somme, cette stratégie gouvernementale repose sur une doctrine de vigilance active et d’anticipation. Face aux tensions géopolitiques persistantes, notamment au Moyen-Orient, l’exécutif mise sur une approche proactive pour sanctuariser l’économie domestique. À travers ces arbitrages, l’objectif est clair : transformer la résilience macroéconomique en une protection concrète pour le citoyen, tout en assurant une continuité des services essentiels dans un environnement global incertain.






