Le Parti de la Justice et du Développement (PJD) traverse une zone de turbulences dans la province d’El Hajeb. La Commission nationale d’investiture a provoqué un véritable séisme interne en rejetant la candidature de Rachid El Boukili, qui faisait pourtant l’objet d’un large consensus local pour conduire la liste du parti.
Contre toute attente, la direction centrale a porté son choix sur le deuxième nom de la liste proposée par la base régionale, Abdelhak Saidi, pour porter les couleurs de la « Lampe » lors des prochaines échéances électorales.
Selon nos sources, cette décision a suscité une vive indignation parmi les militants. Le rejet de Rachid El Boukili est d’autant plus mal perçu que ce dernier est crédité d’une « loyauté organisationnelle » exemplaire. Ses partisans rappellent qu’il est resté fidèle au parti durant ses périodes les plus sombres, refusant de quitter les rangs au moment où l’organisation traversait ses crises les plus aiguës.
Les mêmes sources précisent qu’El Boukili a réussi, ces dernières années, à bâtir une présence politique remarquée dans la province. Son discours direct, sa capacité de communication avec la base et son intégrité au sein de l’appareil partisan en avaient fait le candidat naturel des militants locaux.
En coulisses, l’inquiétude grandit. Certains cadres craignent que les « critères de proximité » avec les centres de décision à Rabat n’aient pris le pas sur la représentativité locale et les consensus de terrain. Ce revirement relance le débat sur l’efficacité de la « démocratie interne » au sein du parti.
Parallèlement, les mêmes sources observent le retour sur le devant de la scène de certaines figures qui s’étaient éclipsées ou mises en retrait après la chute électorale du parti, craignant alors pour leur popularité. Ces visages réapparaissent aujourd’hui dans le paysage politique de la province à l’approche du scrutin.






