Le secteur avicole au Maroc a connu une transformation remarquable au cours de l’année 2025, portée par une hausse significative de la consommation qui confirme la place centrale de ces produits dans les habitudes alimentaires des Marocains. La consommation moyenne de viande de volaille a ainsi atteint 23,6 kg par habitant, contre 17,2 kg en 2010, illustrant un engouement croissant pour cette source principale de protéines.
Parallèlement, la consommation d’œufs poursuit sa progression : chaque Marocain consomme désormais en moyenne 191 œufs par an, contre seulement 138 il y a quinze ans, renforçant ainsi son rôle d’aliment de base au quotidien.
Sur le plan de la production, le secteur a atteint une autosuffisance complète. La production de viande de poulet s’est élevée à 654 000 tonnes, tandis que celle de dinde a atteint 174 000 tonnes l’année dernière, démontrant la capacité du système à satisfaire la demande intérieure.
L’infrastructure du secteur s’est également modernisée de manière spectaculaire avec la mise en place d’un réseau intégré comprenant 50 couvoirs pour la production de poussins et 49 unités industrielles d’aliments composés, garantissant ainsi la stabilité de l’approvisionnement du marché national.
Cette dynamique se traduit par des indicateurs économiques solides : le chiffre d’affaires du secteur s’élève à 48 milliards de dirhams, soutenu par des investissements estimés à 15,3 milliards de dirhams. Sur le plan social, l’aviculture génère environ 181 000 emplois directs, s’imposant comme un levier majeur de travail, particulièrement dans les zones rurales et périurbaines.
À l’échelle internationale, le Maroc renforce sa présence sur les marchés africains en exportant des œufs à couver, des poussins d’un jour et des aliments vers plusieurs pays, notamment la Mauritanie, le Mali, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Gabon, la Tunisie et la République centrafricaine.
En ce qui concerne les exportations de poussins d’un jour, elles ont atteint 1,369 million d’unités l’année dernière. Par ailleurs, les exportations d’œufs à couver suivent une courbe ascendante, reflétant la demande croissante pour l’expertise marocaine dans ce domaine.
Enfin, le développement du secteur s’appuie sur l’Avipole de Casablanca, une plateforme de recherche et de formation pratique destinée aux professionnels et aux étudiants, visant à renforcer les compétences et la compétitivité du secteur aux niveaux national et international.






